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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 17:28

File7597 WEB  

 

Les Missiles filoguidés "Nord Aviation"

SS-11/AS-11

 

© Jacques Moulin 2011.

 

 

  Daniel-Bechennec.jpg     Une vue d'un MB Flamant tirant un AS-11 sur des grottes dans une vallée en Algérie.    Le peintre montre bien sur la trace des fumées que l'engin était en rotation lors de son lancement  (Dessin offert par Daniel Bechenec).

 

  SS-AS-11

 

Dessin d'un missile SS-11

 

C’est pendant la guerre d’Algérie que fut expérimenté en grandeur réelle le premier missile guidé utilisé en nombre : le SS-11. Prévu comme arme anti-char, son développement entraîna son utilisation comme appareil embarqué sur aéronefs en version Air-Sol appelée AS-11, utilisable aussi pour l’attaque au sol, c’était aussi le premier missile guidé français.

Le SS-11 (sol-sol 11) est le premier missile antichar à avoir connu une utilisation mondiale. De fabrication française (SFECMAS puis « Société Nationale de Constructions Aéronautiques du Nord » puis  « Nord aviation » puis « Aérospatiale »), il était guidé par un fil qui se déroulait lors du lancement et reliait en continu le missile au poste de commande situé sur le véhicule tireur. Durant le trajet du projectile, un long fil se dévide depuis le véhicule tireur, en tournant sur lui-même ce projectile conserve ainsi une trajectoire la plus rectiligne possible. Grâce à ce fil qui guide la trajectoire, un opérateur (placé dans un poste de tir) transmet des données qui permettent le guidage vers sa cible. Ce poste de tir est équipé d’un système optique de pointage.

File1128_WEB.jpg

Un AS-11 monté sous les ailes d'un "Flamant".

 

L’engin original était prévu pour être lancé à partir d'une mini-rampe de lancement montée sur véhicule. Il fut rapidement adopté par l'Armée de Terre française pour équiper les blindés légers, dès 1958, et testé durant la guerre d'Algérie. Rapidement une version air-sol (AS-11) pouvant être tirée à partir d'un hélicoptère ou d’un avion fut développée. Les enrouleurs des fils de commande étaient dans la rampe de lancement montée sur les aéronefs.  

Devant le faible coût et la bonne précision du missile, les USA qui étaient à la recherche de missiles anti-char, le choisirent, et le SS-11 fut mis en service dans l'US Army sous l’appellation AGM-22 et, par la suite, ce type de missile entra en service dans de nombreuses autres armées.

     

046-2 WEB 

Montage des AS-11 sur une Alouette II

 

  Photo_4_Armement-d-un-Alouette-II.jpg   Détail du montage des AS-11 sur une Alouette II.Un des deux missiles droit est manquant,ce qui permet de voir la forme de la rampe de lancement.

 

Historique

 

Fin 1934 est formé à Villacoublay l’Arsenal du Matériel Aérien, qui a pour principal but de mieux cerner les prix des matériels achetés par l’Etat. Une de ses autres missions porte sur les recherches et la surveillance des fabrications secrètes et aussi la formation des personnels de l’Etat. Le bureau d’études de l’Arsenal était alors dirigé par Michel Vernisse.

Ses premières fabrications, avant juin 1940, furent les VG 33 (VG comme Vernisse et Galtier) lancé en série mais qui arrivèrent trop tard. Puis après l’armistice de juin 1940 le bureau d’études et les fabrications sont transférés à Villeurbanne (Rhône) où les études continueront principalement sur le VB 10, (Vernisse et Badie) un chasseur lourd qui sera rapidement abandonné après la Libération.

Dès l’automne 1946, l’ingénieur général de l’Armement Michel Vernisse, devenu directeur de l’Arsenal de l’Aéronautique, créa à la demande du STAé un département Engins spéciaux (ES), composé d’une dizaine de personnes. Il nomma à sa direction le jeune Ingénieur de l’Armement Émile Stauff. C’est à ce département que le STAé confia pour étude les matériels allemands récupérés : quelques missiles air-air X 4, une maquette de soufflerie X 7 et un missile sol-air Enzian, et lui demanda d’étudier les travaux réalisés par les Allemands pour essayer d’en tirer de nouveaux matériels destinés à l’utilisation par l’armée française. Bien sûr quelques spécialistes allemands furent affectés au département mais ne furent pas intégrés dans les circuits d’étude et de recherche, ils étaient employés seulement comme consultants, leur aide ne fut pas inutile. L'étude de nouveaux missiles débuta à Chatillon-sous-Bagneux à la SFECMAS, qui était devenu le nouveau nom de l’Arsenal de l’Aéronautique, une société qui fut un peu plus tard absorbée par Nord Aviation.

 

img105.jpg    

Quelques dessins des missiles allemands  (extrait de Science et Vie spécial aviation 1946).

 

Les premiers essais furent un peu longs à donner des résultats. Le premier missile qui sortit de ces bureaux d’études fut développé en 1950, c’était le SS-10 (Nord-5203), (SS = sol-sol) un missile filoguidé léger. Le premier missile guidé à entrer en service au monde le sera par l’armée de terre, et sa version AS-10 (AS= air-sol) sera mise en service par l’ALAT dès 1952.

Développé à partir de 1953 le SS-11 était une amélioration de ce premier missile filoguidé, très connu sous la désignation usine de « Nord-5210 ». Il a été conçu comme une version lourde de la SS-10 pour l'utilisation à partir de véhicules, navires et hélicoptères. Le missile est entré en service dans l'armée française sous la désignation de SS-11.

Rapidement sa version AS-11 a été utilisée comme le premier missile antichar guidé à être monté sur hélicoptère (Alouette II) dans le monde.

Le SS-11 est le premier missile utilisant le lien filaire pour les modifications de direction, des déviateurs de jet permettant le pilotage. Cette technique, mise au point par l'ingénieur de l’armement Émile Stauff en 1948 et brevetée en 1955, permettait en effet un pilotage avec un système de faible encombrement, efficace quelle que soit la vitesse de l'engin. Ce système sera repris sur l'ensemble de la gamme de missiles antichars et airs-sol développés ultérieurement par Nord Aviation puis par l’Aérospatiale (AS-30, Milan, Eryx, etc ...).

L’engin était piloté manuellement par un guidage optique, l'opérateur disposant d'un viseur télescopique pour acquérir l'objectif. Une fois lancé, dès que le missile entre dans son champ de visée, l'opérateur l'aligne sur sa ligne de mire au moyen d'un levier de commande et les ordres sont transmis au moyen d’un fil qui se déroule entre le lanceur et l’engin lequel permet de diriger le missile sur l'objectif en visant les fusées lumineuses fixées sur sa queue.   

Sa fabrication en série, qui commence en 1956, se termine en 1984 dans les établissements de Bourges. Les cadences de production atteignirent au plus fort de la fabrication 1.500 unités par mois. Plus de 180.000 exemplaires furent produits.

  Diaporama AFN 185 

AS-11 monté sur Alouette : détail vu de côté.

 

Utilisation :

 

Le SS-11 était lancé à partir du sol ou de véhicules légers (Jeep). Il fut également adapté pour pouvoir être utilisé à partir de chars (AMX-13) d’hélicoptères (Alouette II), d'avions (Dassault MD 315 Flamant) ou de navires dans sa version SS-12.

La production du SS-11 débuta en 1954 et cessa en 1986, après que quelque 182.273 exemplaires furent construits pour plus de vingt pays. Sa fabrication fut également réalisée sous licence par l'Inde, l'Allemagne et les Etats-Unis.

 

Utilisation en AFN

 

La première utilisation au combat du missile SS-11 eut lieu en 1956 avec un premier essai à partir d’un Dassault MD 311, comme méthode d'attaque contre les grottes fortifiées situées dans les gorges des montagnes escarpée de l’Atlas algérien. L'expérience de cette utilisation au combat s'est révélée extrêmement fructueuse et est devenu standard sur les autres MD 311 de l’Armée de l’Air utilisés pour le combat en Algérie. De cette expérience de combat débutée en Algérie sur des appareils à voilure fixe, l'Armée de l’Air française développa l’utilisation de ces missiles sur des premiers hélicoptères de combat motorisés avec des moteurs à turbine fiable. Cela n'était possible que grâce à la société française Turbomeca, qui venait de mettre sur le marché des turbines fiables et légères (turbopropulseur).

Le mode de lancer des missiles antichars, basé sur l'Alouette II et plus tard l'Alouette III s’avéra le plus efficace car il était plus facile de piloter ces missiles à partir de plateformes pouvant rester en vol stationnaire. Les Alouette II portaient quatre missiles AS-11 mis au point pour le tir air-sol. Ce système a vu une importante utilisation dans ce conflit de 1958 à 1962.

Des essais de missiles SS-11 ou AS-11 sur des "Corsair" furent pratiqués par la Marine, sur le porte-avions Arromanches à la fin des années 50.

SS11 sur Corsair

Un "Corsair " de la 15 F basé sur le porte-avions "Arromanches" équipé de SS-11 pour des essais (Origine constructeur via Pierre Lussignol).

 

Versions françaises

- SS-11 : version Sol-Sol

- AS-11 : version Air-Sol

 

Développement ultérieur :

- SS-11 A1 : appellation rétroactive de la version initiale,

- SS-11 B1 : version améliorée avec une électronique transistorisée permettant d'augmenter la précision de la désignation grâce à l'alignement automatique du missile sur la ligne de visée pilotée par le poste de tir. Cette version, également appelée SS-11 TCA ou « Harpon », améliorait notamment les tirs à basse visibilité et à faible distance grâce à un dispositif infrarouge.

  Photo_3_Alouette-en-opp-ration.jpg    .Alouette II en opération en AFN avec ses AS-11.

 

Charges militaires :

 

Le SS/AS-11 pouvait recevoir différentes charges militaires suivant l'utilisation:

- Type 140AC en version antichar à charge creuse capable de percer 600 mm de blindage

- Type 140AP02 en version perforante à souffle et fragmentation

- Type 140AP59 en version antipersonnel à souffle et fragmentation

- Type 140CCN en version antinavire.

 

Caractéristiques :

 

Constructeur : SNCAN puis Aérospatiale.

Premier déploiement opérationnel : 1958.

Motorisation : deux étages à poudre.

Masse au lancement : 30 kg environ.

Longueur :                                 1,2 m

Diamètre :                                164 mm.

Envergure :                              500 mm

Vitesse :                         110 à 220 m/s.

Portée :                       500 à 3.000 m

Charge militaire : Charge creuse de 6,8 kg

 

 

Renseignements techniques sur les SS-11

 

Extrait d'une documentation constructeur.

 

(Origine Pierre Lussignol).

 

 

 SS 11 guidage

 

MD311

 

 

Profil d'un Flamant équipé de AS-11 (profil offert par Olivier Beernaert).

 

 

 

Détail des enrouleurs de câble pour la télécommande des missiles SS-10

 

 

 

     SS 10 fuseaux-d+®rouleurs

 

SS 10détail fuseaux-d+®rouleursbis

Documents constructeur via Pierre Lussignol.

 

Pour plus de renseignements :

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Nord_SS.11

ou

http://www.scribd.com/doc/38606186/COMHART-T10-Armements-antichars-missiles-guides-et-non-guides-France-2008

 

Remarque d'un lecteur:

 

Monsieur Le Queré le 29/08/2011

 

Les infos concernant le SS 11 sont très intéressantes. J’étais dans le MD 311 n° 280 le 22 août 1956 pour effectuer un tir sur des grottes dans les Aurès. Plusieurs MD 311 basés à Blida étaient équipés pour recevoir des SS 11. Je pense que seuls les MD 311 de Blida (GOM 86) pouvaient recevoir ce type de missiles.

 

 

 

 

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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 09:56

 

File7595 WEB

 

 

L’armement individuel des navigants

 

 

 

© Jacques Moulin 2010.

 

Nous parlerons ici des armements individuels dont les personnels navigants étaient équipés lors des opérations en AFN. Il était indispensable de permettre à ces équipages de se défendre en cas d’atterrissage intempestif en campagne. Il est évident que ces résistances ne pouvaient être que de courte durée et seulement dans le cas où les opposants ne seraient pas trop nombreux.

 

 

  MAC-50.jpg

 

Pistolet automatique MAC 50.

 

La dotation normale était pour chaque navigant un pistolet automatique PA 50, arme assez ordinaire tirant des cartouches 9 mm « Para » (parabellum).

 

Pa 50 notice                                                            

Copie de la notice du PA 50.

 

Chaque homme avait une arme attribuée. Il semble que certains officiers, trouvant cette arme trop faible et peu sure, remplacèrent ce pistolet par des Colt 45 à 7 coups modèle 1911 de calibre .45 (45 centièmes de pouce soit 11,43 mm).

 

  Colt 45 modéle 1911

 

Colt .45 modèle 1911.

 

Les appareils étaient eux pourvus d’armes plus efficaces, il semble qu’au début tous les appareils aient été équipés de la carabine US M1 une arme classique et très connue de fabrication US (par Winchester) tirant des cartouches d’un modèle spécial d’une puissance intermédiaire entre celle des fusils et celles des pistolets, de calibre .30 (7,62). Certains étaient équipés d’US M2 (une version permettant le tir semi-automatique et automatique).

 

 

 

carabine-USM1 

                                                 

Carabine US M1

 


                          imagesCA4PQFUM.jpg
                                                 

Carabine US M2

 

Par la suite cette arme fut soit remplacée, soit complétée, par une arme automatique, le pistolet mitrailleur type Mat 49. Ces MAT 49 (Manufacture d’Armes de Tulle) tiraient également des cartouches 9 mm « Para » les mêmes que les PA 50.

 


.MAT49 vue-coté droit

Pistolet mitrailleur MAT 49, crosse et chargeur déplié.

Remarquez le volet d'obturation de la fenêtre d'éjection.

 

Pour plus de renseignement sur la MAT 49:

 

http://armesfrancaises.free.fr/PM%20Mle%2049.html

 

Les avions « Fennec » étaient même équipés en série de deux emplacements prévus pour recevoir les deux armes, la carabine USM1 en place avant et la MAT 49 en place arrière.

Pour les T-6 il semble que les carabines étaient bien en cabine et plus tard les PM en soute.

Pour l’Alat les L18C l’équipage était équipé chacun d’un Colt .45 qui était porté en Holster par-dessus le gilet pare-balles avec en plus la carabine USM1 à crosse repliable (une version qui avait été développée aux USA pour les parachutistes) avec 2 chargeurs fixés sur la crosse avec du chatterton. Un logement était prévu dans l’avion pour le rangement des deux carabines.

 

Carabine US M1A1 version pliante

La carabine US M1 en version à crosse pliante.

 

imagesCAR975WU.jpg

 

La carabine US M2 en version crosse pliante avec poigné pistolet et partie supérieure du fût allégée.

 

Pour les marins, il semble que les armes complémentaires soient plus diversifiées, mais les hommes avaient un pistolet, soit un PA 50, soit le plus souvent des Colt 45.

Les appareils possédaient, eux, semble-t-il des armes divers, parfois des USM1, mais aussi parfois des mitraillettes Thompson M1 (version à chargeur droit) une arme utilisant les mêmes cartouches que les Colt 45.


Thompson M1 original

Mitraillette Thomson type A1, arme militaire utilisée par les forces armées US.

 

Il semble que parfois les armes qui se trouvaient dans les avions (Corsair)  étaient des mitraillettes US M3 A1, arme de calibre identique à la Thomson et au Colt, ce qui avait l'avantage de la facilité d'approvisionnement en munitions calibre .45 (45 centièmes de pouce soit 11,43 mm). Certaines de ces armes tiraient aussi, par changement de canon et d’une partie du mécanisme de cartouche 9 mm para.

   
Mit US M3 WEB

Mitraillette US M3 A1 une armes simplifié pour faciliter la fabrication.



                                Photo le Ruyet


    Un membre de l'équipage d'un HSS (marine) avec son pistolet automatique

mais j'en ignore le calibre... (Photo Le Ruyet).

 

 

 

Merci de nous aider à compléter ce petit article.

 

 

 

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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 14:54

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Le Bombardement

(C) Jacques Moulin 2010

 

Les Bombes

 

 

GENERALITES

 

Au début de la guerre de 1914-1918, on larguait des bombes de petit calibre et de forme primitive par-dessus le bord de l'avion, sans aucune précision. On se rendit rapidement compte des possibilités de l'avion de bombardement dès qu'il put emporter des bombes de plus de 50 kilos et que la précision du tir augmenta par l'emport de lances-bombes

Les premiers essais montrèrent qu'un lance-bombes devait réunir les qualités suivantes: 

1° Être suffisamment solide pour supporter la bombe, sans toutefois dépasser lui-même un certain poids.

2° Permettre la fixation ferme de la bombe pour l'empêcher de ballotter.

3° Permettre le largage instantané de la bombe au gré du bombardier.

Lorsqu'une bombe est emportée dans un avion, elle est munie de dispositifs de sécurité. L'un de ces dispositifs doit être retiré si l'on veut que la bombe tombe active. D'autre part, il ne faut pas oublier que les bombes doivent rester inertes si l'avion doit faire un atterrissage forcé et qu'il est parfois nécessaire de larguer les bombes inertes : dans ces deux cas les dispositifs de sécurité doivent rester en place sur les bombes. Du moment que le bombardier doit pouvoir contrôler le largage actif ou inerte des bombes, il lui faut un dispositif de commande à distance de l'amorçage. Il nous faut donc :

4° Posséder un dispositif de commande de l'amorçage.

 

1.    - FIXATION DE LA BOMBE DANS L'AVION

Les lance-bombes, construits en métal léger et solide, sont fixés au fuselage ou sous les ailes. La bombe doit être rattachée au lance-bombes par une des deux méthodes ci-dessous, suivant le type auquel elle appartient : ou bien le lance-bombes présente un crochet et la bombe un anneau d'accrochage, ou bien un câble ceinturant la bombe permet de la maintenir. Dans les deux cas il faut que le point de suspension ou le support soit aussi voisin que possible du centre de gravité de la bombe.

 

2. - MAINTIEN DE LA BOMBE EN POSITION  

Deux cas

* La bombe est suspendue à un crochet.

* La bombe est tenue par un câble.

Lorsqu'une bombe est suspendue à un crochet du lance-bombes, des tiges spéciales, par exemple des tiges filetées à sabot à rotule la poussent vers le bas à sa partie avant et à sa partie arrière. Il est clair que si la bombe est suspendue par son centre de gravité elle n'exercera pas de poussée anormale sur les tiges avant ou arrière.

Lorsque la bombe est tenue par un câble, ce ne sont plus les tiges que l'on forcera contre la bombe, mais inversement la bombe que l'on forcera contre les tiges à sabot à rotule. L'une des extrémités du câble de fixation possède un fer en T qui s'engage dans le crochet du lance-bombes; l'autre extrémité possède un pas de vis qui s'engage dans un tendeur. En faisant tourner la poignée du tendeur on tend le câble et en poussant la bombe vers le haut on l'affermit contre les tiges. Les sabots à rotule sont construits en métal rugueux.

 

3. - LARGAGE DE BOMBE

   

Quel que soit le mode de fixation, le largage a lieu lorsque le crochet bascule. C'est le poids de la bombe qui provoque cette rotation; pour empêcher tout largage prématuré, le crochet est bloqué par un levier qui est commandé par un dispositif électromagnétique. Un relais est interposé entre le levier et le dispositif électromagnétique de largage.

   

4. - AMORÇAGE DE LA BOMBE

   

Nous avons vu que la bombe était munie de dispositifs de sécurité commandés par le bombardier, ce qui lui permet de larguer la bombe inerte ou active.

L'autre extrémité du fil de sécurité est attachée aux dispositifs de sécurité des fusées de la bombe; les dispositifs de sécurité sont donc attachés lorsque la bombe tombe, à condition que l'on ait placé les commutateurs d'amorçage sur la position «Active» (Live).

Le fil de sécurité a une longueur réglable et le dispositif d'amorçage a une position variable sur le lance-bombes; puisque certaines bombes peuvent posséder des fusées d'ogive ou de culot, ou des fusées d'ogive et de culot, il est donc indispensable que les lance-bombes comportent des dispositifs d'amorçage d'ogive et des dispositifs d'amorçage de culot.

Les dispositifs d'amorçage sont commandés par deux interrupteurs placés sur le tableau du bombardier.

L'un des interrupteurs commande tous les dispositifs d'ogive, l'autre commande l'ensemble des dispositifs de culot.

Donc à cette époque l’Armée de l’Air utilisait de nombreux types de lance-bombes. Leurs constructions variaient avec le type, l’origine, la taille et le poids de la bombe emportée et, dans une mesure moindre, avec le type de l'avion.

 

Les bombardements en Algérie

 

Les bombardements en Algérie furent réalisés par divers appareils, pour les bombes lourdes (plus de 50 kg) elles ne furent utilisées que par des avions spécifiques. Il semble se confirmer que les appareils d’entraînement modifiés pour la lutte antiguérilla dont les T-6 G, les Vanneau, les SIPA etc… aient été équipés de lance-bombes légers permettant l’emport uniquement de bombes françaises de 50 kg de type 50 D.T.2.

Bombe 50kg DT 2 WEB
       

Bombe française 50 D.T.2 de 50 kg.

 

Par contre les appareils d’origine américaine notamment : B-26, P-47, Corsair, Skyraider, PB4Y-2S « Privateer » pouvaient bombarder avec des bombes souvent d’origine américaine pouvant aller jusqu'à 500 kg ou plus, leur utilisation étant prévue lors de leur conception.

Les « Vampire » eux étaient munis de lance-bombes type EM.EF N°1 MKI et pouvaient lancer diverses bombes d’origine anglaise.

Quant aux F 84 ils étaient munis de lance-bombes spéciaux type S2, ou pylônes universels, mais il ne semble pas qu’ils aient été utilisés pour cet usage en AFN.

 

Bombardement avec avions légers

 

Des lance-bombes pour bombes légères furent souvent montés sous des avions très divers, notamment les Ju 52, NC 701, T.6G, SIPA ou Dassault 315. Sur ces appareils les systèmes fixes sous les ailes étaient désignés lance-bombes « Schloss 50 » modifié Alkan.

"Schloss" ne serait pas vraiment une marque, mais une désignation, et peut tout simplement se traduire par "lance-bombes" (dérivé d'une des significations du mot en allemand : serrure-verrou). "Schloss 50" désigne un lance-bombes pour des bombes jusqu'à 50 kg. On pouvait trouver ce lance-bombes sur énormément d'appareils allemands de la période 1938-1945.

Ce lance-bombe d'origine allemande, n'était pas de très bonne qualité même après sa modification par la société française Alkan qui était spécialisé dans les lance-bombes. Ils furent donc par la suite remplacés par des appareils Alkan plus performants.

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Lance-bombes « Schloss 50 » modifié ALKAN.

 

La fabrication de ces lance-bombes d’origine allemande avait été récupérée par Alkan, qui l’avait adapté pour l’utilisation sur les avions légers. Alkan était, avant-guerre, un spécialiste des lance-bombes, de grandes dimensions notamment les GPU et TGPU (Grande Puissance Unitaire ou Très Grande Puissance Unitaire) destinés au lancement de bombes de 200 ou de 500 kg montées horizontalement sous les fuselages ou sous les plans des avions français. A cette époque, du moins en France, les bombes légères étaient lancées verticalement et de l’intérieur des soutes à bombes.

Voir l’article sur les SIPA ou un extrait de la documentation indique l’emplacement de ces lance-bombes montés.

Pour leur part les Vanneau 472 et les Dassault 311 étaient eux équipés de lance-bombes ALKAN type 50 modèle 46, un nouveau modèle développé par la firme après la guerre.

 

File7106 WEB

Un lance-bombes ALKAN type 50, modèle 46.

 

Collimateurs:

 


            Col.SFOM 101 WEB
   

Système de fonctionnement des collimateurs SFOM.

 

Les avions légers armés auraient été équipés de collimateurs divers. Pour les T-6 il semblerait qu’au moins au début les collimateurs aient été des SFOM type 83 ou 83A, même chose pour les SIPA mais dans les documentations de 1950 pour les MS 472/474, les avions de 1 à 11 étaient équipés de SFOM type 101, puis à partir du 12 avec des « Revi 16b » (un collimateur d’origine allemande). Mais en 1950 ces appareils n’étaient encore que des avions d’entraînement à la chasse donc ces collimateurs ne servaient qu’au tir de chasse. Dans le cas du SFOM 101, un rhéostat était ajouté sur la planche de bord, en haut à droite pour le tir de nuit.

 


Collimateur SFOM 83 WEB  Collimateur SFOM101 WEB


                                                                                            

     

Collimateur SFOM 101

 

Il est possible que ces collimateurs (qui étaient amovibles) aient été changés suivant les époques et le matériel disponible.

Mais nous ne savons pas très bien comment avec un seul collimateur, il était possible aux pilotes, de tirer tous les types d’armement, mitrailleuses, roquettes de divers type, et largage de bombe sur des cibles diverses et variées... Les quelques pilotes questionnés ne semblent pas se souvenir de ces diverses utilisations, certains se posent même la question de l'efficacité de leurs tirs lors du lancement de bombes.

Nb: les croquis et les informations techniques sont extraits de diverses notices techniques d'époque.

 

Bombes au Napalm

 

ou « Bidons spéciaux »

 

 

 

(©) Jacques MOULIN 2010.

 

Le napalm fut utilisé plus ou moins « officiellement » en Algérie sur des cibles très bien délimitées, surtout sur des zones où il était possible qu’il y ait eu des rassemblements de «rebelles» principalement sur les « Zone interdites » sur des positions abritées ou les grottes.

Mais c’est quoi le napalm ?

Voyons ce qu’en dit le dictionnaire :

Napalm (Na phténic et Palm acides ITIC) est un épaississant généralement mélangé à l'essence pour utilisation dans des opérations militaires. Le nom de la substance, le napalm, est une combinaison des noms de ses dérivés (co-précipités sels d'aluminium de na-phténique et Palm acides ITIC). Familièrement, le napalm est utilisé comme une référence générique à plusieurs liquides inflammables utilisés dans les guerres, souvent en gelée essence.

"Napalm B» est la variante moderne du napalm et, bien que chimiquement différente, est souvent appelée simplement napalm.

 

Développement

 

Le développement du napalm a été précipité par l'utilisation de mélanges d'essence gelée par les forces alliées dans la Seconde Guerre mondiale. Le latex utilisé dans ces premières formes de la guerre est devenu incendiaire logistiquement difficile à utiliser dans le théâtre du Pacifique, ce qui a incité les chercheurs des entreprises chimiques Du Pont et la Standard Oil, ainsi que des chercheurs de l'Université Harvard, à s'engager suite à une demande du gouvernement US d’élaborer une alternative au matériel utilisé mais de qualité supérieure. Une équipe de chimistes, dirigée par Louis Fieser à Harvard, a été la première à mettre au point le « napalm » pour l'armée américaine en 1942.

Le napalm était alors composé d'un mélange de sels d'aluminium, acides naphténiques (produits à partir de pétrole brut) et les acides palmitiques (qu'on trouve dans les huiles de palme ou de coco), qui créent un savon «aluminium». Lorsque ce « savon » est mélangé à de l'essence il produit une substance brune sirupeux incendiaire.

Lorsqu'il est utilisé comme arme incendiaire, le napalm peut provoquer des brûlures graves (allant du plus superficiel au sous-cutané) à la peau et du corps, l'asphyxie, l'inconscience et la mort. Dans cette utilisation, les explosions peuvent créer une atmosphère de plus de 20 % de monoxyde de carbone et des courants d’air violents.

Le napalm a commencé par être utilisé comme carburant pour les lance-flammes, puis il a été utilisé en grande quantité dans des bombes incendiaires.

Il semble que la première utilisation en Europe eut lieu le 17 Juillet 1944, des bombes incendiaires au napalm sont larguées pour la première fois par quatorze P-38 Lightning sur un dépôt de carburant à Coutances, près de Saint-Lô. Une plus grande utilisation du napalm par les forces alliées eut lieu dans le théâtre du Pacifique contre les villes japonaises qui étaient facilement incendiables.

Dans le théâtre occidental, la RAF et l’USAAF ont largué plusieurs centaines de milliers de bombes incendiaires sur la ville de Dresde, détruisant plus de quatre-vingt-dix pour cent du centre-ville. Plus incidemment le napalm a été utilisé au cours du siège de La Rochelle, en avril 1945, contre les soldats allemands (et, par inadvertance, sur des civils français), environ deux semaines avant la fin de la guerre.

Par la suite le Napalm fut aussi utilisé par les forces américaines dans la guerre de Corée.

Le Napalm a été utilisé plus récemment, en temps de guerre par ou contre:

 

Par la France au cours de la première guerre d'Indochine (1946-1954) et de la guerre d'Algérie (1954-1962).

 

A Chypre (1964, 1974), pendant les guerres de sécessions.

 

Par Israël (1967, 1982), contre les Palestiniens.

 

Par le Nigéria (1969), contre les rebelles.

 

Par l'Inde et le Pakistan (1965 et 1971), l’un contre l’autre.

 

Par le Brésil (1972), contre ses rebelles.

 

En Égypte (1973), contre ?

 

Par le Maroc pendant la guerre du Sahara occidental (1973-1991).

 

Par l'Iran (1980-88), contre l’Irak.

 

En Irak (1980-88, 1991, 2003 - présent).

 

En Angola, en 1993.

 

En Argentine pendant la guerre des Malouines.

 

 

Les « bidons spéciaux »

 

En Algérie, par pudeur sûrement, ces bombes au napalm étaient désignées « bidons spéciaux ». C’était des conteneurs à peau mince rempli de gel de carburant destiné à être employé contre les abris des troupes, des installations d'approvisionnement en bois, des structures diverses, des rassemblements de troupe, des grottes, ou sur des villages qui auraient dû être vides et parfois des convois terrestres. C’était des bombes à rupture destinées à provoquer des incendies lors de l'impact par un allumeur au contact, ce liquide provoque la propagation sur les objets environnants. L’allumeur US utilisé pour enflammer le mélange de gel de carburant lors de l'impact semble avoir été le modèle MK 13 Mod 0.

Il semble se confirmer que les bombes incendiaires utilisées en AFN aient été du modèle M-47, qui furent auparavant utilisées lors du conflit en Corée..

Ces bombes de 500 livres pouvaient équiper les avions de chasse type P-47, Corsair, Fennec ou Skyraider, ou les bombardiers B-26 ou Privateer mais certainement pas les avions légers type Sipa, Morane ou même T-6, qui ne pouvaient pas emporter des bombes de ce poids.

 

L’évolution du napalm moderne.

 

Au début des années 1950, la Norvège a développé son propre napalm, à base d'acides gras qui existait dans l'huile de baleine. La raison de cette évolution est que l'utilisation par les Américains était un produit épaississant qui s’adaptait plutôt mal au climat norvégien particulièrement froid. Le produit a été appelé Northick II.

Le napalm utilisé actuellement est un mélange de benzène (21 %), d’essence (33 %) et de polystyrène (46 %). Le benzène est un composant normal de l'essence (environ 2 %). L'essence utilisée dans le napalm est la même que celle avec ou sans plomb qui est utilisé dans les automobiles. Il est connu comme le Napalm-B.

 

L’utilisation du Napalm est interdite sur les objectifs non strictement militaires.

 

 

 

 

 

© Jacques Moulin 2010.

 

 

 

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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 09:00

 

 

 

Armements des aéronefs -3-

 

 

© Jacques Moulin 2011.

 

 

A la fin de la guerre l'armée française était équipée de divers matériels, anglais, américains, français d'avant-guerre, et même allemands.

C'est ce qui explique les armements très hétéroclites des appareils utilisés. Certains, comme les chasseurs d'origine US, étaient armées de mitrailleuses de 12,7 mm ou comme les Corsair de canons de 20 mm.

Mais pour les appareils d'entraînement transformés ce fut parfois plus étrange.

   

*******************************************************************

 

Les canons

 

 

Le canon Hispano-Suiza HS 404 de 20 mm et ses dérivés les Hispano Mk V (GB) et Hispano M3 (USA).

 

    © Jacques Moulin et Dan Gilberti 2009.

 

 

Malgré ce que nous pourrions penser, les avions utilisés en AFN, qui étaient majoritairement d’origine anglo-américaine, étaient malgré cela très souvent équipés de canons de 20 mm d’origine française, même si ces canons étaient fréquemment de construction étrangère.

 

PRINCIPES DE FONCTIONNEMENT DES CANONS AUTOMATIQUES

Extrait d’un document établi en 1948 par M. Lenoir (IAN)

   

Les deux principes les plus utilisés en aviation sont :

La commande du mouvement de la culasse par emprunt de gaz (H S 404);

L'action directe des gaz sur la culasse avec déverrouillage de celle-ci après un court recul (MG 151).

Fig. 9,1110 WEB

Rappelons rapidement ces deux principes :

 

Dans le premier cas (fig. 9,1110) la culasse est liée au tube A au départ du coup. Lorsque la balle a dépassé l'évent E, les gaz agissent sur un piston qui, déplaçant la tige «T» déverrouille la culasse. Celle-ci alors est entraînée vers l'arrière sous l'action directe des gaz. Dans ce mouvement se produisent les opérations suivantes :

- L'ouverture de la culasse;

- L'extraction et l'éjection de la douille et du maillon;

- L'arme du percuteur (sauf dans le cas où l'amorçage est électrique) ;

- La compression du ressort récupérateur R ;

- La rentrée en batterie s'effectue par détente du récupérateur R et assure

- L'introduction d'une nouvelle cartouche;

- La fermeture de la culasse ;

- Le verrouillage;

- La percussion (sauf dans le cas du tir synchronisé).     

 

  Fig. 9,1120 WEB

Pour les armes à court recul (fig. 9,1120), la culasse G est toujours verrouillée sur le tube A au départ du coup. Le canon recule légèrement en comprimant son ressort récupérateur puis s'arrête (choc de la butée B contre la monture M de l'arme). Ce mouvement déverrouille la culasse (mécanisme non représenté) qui, par inertie, et éventuellement sous l'action des gaz, continue son recul en comprimant R.

Les opérations qu'autorisent les mouvements de recul et de rentrée en batterie de la culasse sont les mêmes que ci-dessus.

 

 

 Fig. 9,1151 WEB

  

  Le système à emprunt de gaz permet de réaliser les plus grandes cadences puisque l'inertie des pièces en mouvement est réduite au minimum (verrou et culasse), mais il présente les deux inconvénients suivants :

- Possibilité d'encrassement de l'évent;

- Brutalité du fonctionnement due à la percussion des gaz sur le mécanisme de verrouillage.

L’H S 404 qui fonctionne sur ce principe était d'ailleurs à juste titre, réputée comme une arme délicate.

Le système à court recul est moins brutal, plus robuste, mais il présente l'inconvénient de donner des cadences plus faibles et celui de nécessiter un encombrement plus grand du fait de la présence d'une enveloppe métallique autour de la masse reculante.

Nous terminerons ce paragraphe en décrivant quelques principes de verrouillage.

Dans la cannons MG 151, la culasse est verrouillée (fig. 9,1151) par des rampes hélicoïdales calées dans une douille de liaison. Durant le court recul du canon, les galets portés par la culasse font tourner cette dernière en s'appuyant sur une rampe.

Pour l’HS 404 le verrouillage se produit à l'aide d'une béquille (fig. 9,1152).

Le premier système de verrouillage est préférable aux deux derniers, car ceux-ci introduisent des mouvements transversaux de mécanismes, qui produisent des vibrations de l'arme : celles-ci augmentent la dispersion du tir. 

Fig. 9,1152 WEB

 

ALIMENTATION

 

Dans la plupart des cas, les cartouches sont montées en bande soit sur des maillons fermés classiques (fig. 9,1301) soit sur des maillons ouverts : par exemple ceux des MG 151 (fig. 9,1302). Ces maillons seront adoptés pour les armes nouvelles françaises.

 

  Fig. 9,1302 WEB

Fig. 9,1301 WEB   

 

Leurs avantages sur les maillons fermés sont considérables. La cartouche est emboîtée élastiquement dans le maillon, elle se dégage donc lorsqu'on la pousse vers l'avant (cf. fîg. 9,1310).

 

Fig. 9,1310 WEB

 

  img197.jpg

 

Les maillons ouverts du MG 151, vue de gauche et de droite (DR).

   

Pour les maillons fermés de ce train, il est nécessaire de dégager la cartouche en la tirant vers l'arrière. Donc pour le maillon ouvert, le mouvement de translation de la culasse n'aura qu'une amplitude près de deux fois plus faible et la cadence pourra être beaucoup plus grande. Ils présentent par contre deux inconvénients :

- En premier lieu, leur fabrication est plus délicate, car leur forme comporte des courbures plus accentuées que pour les maillons classiques.

- En second lieu, comme deux maillons ouverts successifs sont articulés directement l'un sur l'autre (les maillons fermés sont articulés sur la cartouche) cela provoque parfois des incidents de tir à l'éjection, car les maillons restent en bande et risquent de coincer les mécanismes par engorgement.

Par suite des grandes accélérations (jusqu'à 5 fois celle de la pesanteur) qui peuvent régner à bord des avions, les bandes de cartouches sont soumises à des efforts dépassant plusieurs fois leur poids.

On cherchera donc à placer les boîtes à cartouches aussi près possible de l'arme pour réduire la longueur de la bande.

La liaison entre la boîte à cartouches et l'arme est parfois délicate.

Dans le cas des mitrailleuses d'ailes, la bande doit souvent cheminer en chicane il faut donc employer des rouleaux de guidage soignés pour éviter frottements et coincements.

Pour les armes en tourelle, la boîte à cartouches est généralement fixe, ceci pour diminuer l'inertie de la tourelle : la liaison se fera par des conduits d'alimentation déformables, par exemple des couloirs souples.

Pour faciliter l'alimentation on emploie généralement des gaveurs, dispositifs moteurs auxiliaires qui soulagent le travail d'entraînement de la mitrailleuse.

En terminant, signalons que l'on prévoit généralement 400 à 500 coups pour les armes de 12,7 mm; 200 à 300 coups pour les armes de 20 millimètres, cela ne correspond même pas à 30 secondes de feu. Le nombre de coups est limité par le poids admissible et par le fait que dans le combat aérien les occasions de tir ne durent que quelques secondes.

Mais cela ne s’applique évidemment pas au canon monté sur les hélicoptères « pirate » qui peuvent emporter beaucoup plus de cartouches. De plus sur ces appareils les MG 151 peuvent être réapprovisionnés en vol.

 

Historique

   

 

La société française, Hispano-Suiza SA, située à Bois-Colombes, était sortie de la Première Guerre mondiale comme l’un des constructeurs de moteurs d’avions les plus connus. Cette firme a été formée en 1904 comme une branche d’une entreprise de fabrication d’automobiles espagnole, par un capitaine d’artillerie espagnol, Emilio de la Cuadra, qui rapidement fut rejoint par le l’ingénieur suisse, Marc Birkigt. (D’où le nom d’Hispano-Suiza).

Après la Première Guerre mondiale, la société devenue française malgré son nom était spécialiste dans la fabrication de moteurs d’avions à refroidissement par eau (moteurs équipés de cylindres placés en V). A cette époque la société prit un brevet pour l’installation d’un canon tirant dans l’axe de l’avion, cette arme étant située dans le V du moteur. Pour cela elle prit une licence de fabrication pour un canon Oerlikon suisse c’était le Oerlikon F, sous la désignation de canon automatique Hispano-Suiza Type HS.7 le développement le Oerlikon type S réalisé amena au type HS.9. Mais ces canons ne sont pas totalement fiables pour équiper les avions de chasse.   

                                   Dessin-492_WEB.jpg                                                       

  Version du HS 404 à chargeur.

 

 

Canon-M3_WEB.jpg

 

Canon-Mk5_WEB.jpg     

Peu de temps après que la production de HS 9 ait commencé, les sociétés Hispano et Oerlikon, en désaccord sur les droits de brevet, décidèrent de cesser leurs relations d’affaires.

En 1933, Marc Birkigt, commence à travailler sur la conception d’une arme de construction entièrement nouvelle, fondée sur un mécanisme de verrouillage breveté en 1919 par Carl Swebilius (un inventeur américain d’armes à feu).

L’arme nouvelle étudiée était conçue pour l’installation sur les moteurs Hispano-Suiza. Ce système était alors classé secret. Le résultat fut le type 404, ou HS.404, qui a été largement considéré comme le meilleur canon de son époque. En 1938, l’arme est brevetée et lancée en fabrication par Marc Birkigt.  

Le canon Hispano Suiza type 404 est une arme à tir automatique à culasse calée, avec déverrouillage mécanique de culasse par emprunt de gaz. La masse reculante est constituée par l’ensemble de l’arme.

Au début du tir, dès que l’on agit sur la détente, la culasse mobile (297) avec son système de percussion (345) et de verrouillage (881) est lancée vers l’avant ; au moment de la fermeture, le verrou (881) s’abaisse et libère des coulisses entraînant le percuteur (345) vers l’avant.

Pendant le trajet de l’obus (f) dans le tube (e), le recul de la masse reculante est freiné par un ressort qui assure également le retour en batterie de l’arme. Lorsque l’obus quitte l’arme, un frein de bouche de rendement élevé absorbe la plus grande partie de l’énergie cinétique de la masse reculante.

Le HS 404 fonctionnait par prélèvement des gaz de combustion de la poudre des cartouches lors du tir. Lorsque le projectile passe par le canon, le gaz actionne un piston et l’extension du mouvement en arrière déverrouille et libère le verrouillage de la culasse. Avec ce système, la culasse a été complètement bloquée tant que le projectile est dans le canon.

Le HS 404 a été largement utilisé sur les prototypes d’avions militaires français, notamment dans les installations de tir à travers l’arbre d’entraînement du moteur Hispano-Suiza 12Y. C’était un système connu comme un moteur-canon. Le HS.404 était alimenté par un magasin rotatif de 60 obus. Evidemment de par son installation dans le moteur, les magasins n’étaient pas remplaçables pendant le vol, la capacité de munitions était donc limitée même si l’arme était de très bonne qualité.

En 1940, après l’examen d’armes diverses récupérées après la guerre d’Espagne, Hispano-Suiza a décidé l’étude d’une alimentation continue par un système de bandes, mais tous ces projets ont été interrompus par l’occupation allemande de la France.

 

Munition de 1940

 

1941-0010 WEB 

 

File7100 WEB
HS(2)

   

Extrait des notices de 1939 sur le HS 404.

 

 

Validité en combat de cet armement sur D 520 en 1940 :

(Historique du Dewoitine 520 par Raymond Danel et Jean Cuny. Editions Docavia n° 4)

 

« D’une façon générale les qualités du canon furent appréciées ; cadence de tir élevée, pouvoir perforant et destructif important. Les reproches concernaient surtout la capacité trop faible en munitions : 60 obus, soit 8 secondes de tir environ. Mais on utilisait parfois des chargeurs de 30 coups seulement !

« Pour des raisons d’encombrement il était malheureusement impossible d’adapter sur D.520 une arme à alimentation continue. D’autres défauts furent constatés à l’usage : sensibilité au froid, éjections irrégulières, ratés de percussion et d’extraction (dus à un « emboutissage » trop avant de la cartouche dans la chambre) qui risquaient d’amener la percussion par l’obus suivant, etc…

« Ces ennuis purent être atténués par un contrôle soigneux du graissage, des tolérances d’armes et de munitions ; ils ne furent réellement éliminés industriellement qu’en Grande-Bretagne après 1940.

« Après la guerre les HS 404 français survivants devaient être, du reste, amenés au standard des Hispano Mk V anglais. Des pièces neuves ainsi améliorées devaient même être fabriquées sous l’appellation HS 404 M 49 ! ... »

 

Fabrications sous licences.

 

Dans l'intervalle, la Grande-Bretagne avait acquis la licence pour construire le HS.404, qui est entré en production en tant que les Hispano Mk.I. Sa première utilisation était sur le Westland « Whirlwind » en 1940, il fut également utilisé dans les premières versions du Bristol Beaufighter.

Cette utilisation montra la nécessité d'un mécanisme d'alimentation par bande car, pour le rôle de chasseur de nuit, les magasins de 60 obus qui devaient être remplacés dans l'obscurité par l'opérateur rendait l’utilisation assez délicate.

En outre, les installations d'essai sur des Hawker « Hurricane et le Supermarine « Spitfire » avaient montré une tendance pour le canon à s’enrayer pendant les manœuvres de combat.

Ultérieurement, une alimentation par bande fut adaptée au système d'alimentation. Il avait été élaboré par le Martin-Baker Aircraft Co. Ltd et le canon devint l’Hispano Mk.II. Quatre canons remplaçaient les huit mitrailleuses Browning de calibre ,303 sur le « Hurricane » et dans les versions tropicales du « Spitfire ». Plus tard le Mk. II est devenu standard dans l'armement des avions de combat. La plupart des Spitfire n'avaient que deux canons, ainsi que quatre mitrailleuse 0,303 calibre ou deux mitrailleuses de calibre 0.50.

Le canon a également été homologué pour une utilisation aux États-Unis comme le modèle M1, à la fois pour la United States Army Air Corps (USAAC) et la marine américaine. Mais des problèmes de fiabilité peut-être dus à des défauts d’utilisation ou de fabrication provoquèrent un arrêt provisoire de la fabrication. En 1941 un programme de construction massive a été créé, avec la production de munitions. Une fois livrés, les canons se sont avérés extrêmement fiables mais ont présenté un nombre considérable de ratés dus à des problèmes d’alimentation. Les Britanniques étaient intéressés à utiliser cette arme pour faciliter la production en Angleterre, mais après avoir reçu la M1 ils ont été déçus.

En avril 1942, un canon Mk.II britannique a été envoyé aux États-Unis à titre de comparaison, la version britannique a utilisé une chambre un peu plus courte et n'avait pas les mêmes problèmes que la version américaine du canon. Les États-Unis ont refusé de modifier la chambre de leur version, mais néanmoins fait d'autres modifications pour créer le modèle M2. À la fin de 1942, l’USAAC avait 40 millions de munitions stockées bien que les armes soient restées inadaptées. La marine américaine a essayé d'utiliser un canon long, mais la conversion n'a jamais eu lieu. Jusqu'en décembre 1945 les services de l'artillerie ont encore essayé de réaliser d'autres modifications de la conception pour lui permettre d'entrer en service.

Comme les Américains n’avaient alors aucun canon de ce calibre utilisable sur les avions, ils ont utilisé en remplacement des mitrailleuses lourdes, c’est pour cela que les chasseurs américains étaient équipés de mitrailleuses de 12,7 mm et non de canons.

Pendant ce temps, les Britanniques avaient renoncé aux versions américaines et lancé la production de l’Hispano Mk V, qui avait un canon plus court et était plus léger, mais c’était au détriment de la vitesse initiale. Les États-Unis leur avaient emboîté le pas avec la M3, mais des problèmes de fiabilité n’avaient pas tous été résolues. Après la Seconde Guerre mondiale l’United States Air Force (USAF) a adopté une version du canon M3 nommé M24, semblable à bien des égards.

L'Hispano HS 404 tirait des obus de 130 grammes 20 mm X 110 mm, un projectile qui avait une vitesse initiale entre 840 et 880 m/s selon la longueur du canon. La cadence de tir se situe entre 600 et 850 coups par minute. Le canon de l’arme mesurait 2,323 m de long, pesait entre 42 et 50 kg. Les Britanniques Mk V et américains sur les armes M3/M24 étaient plus légers.

Après-guerre, les HS.404 à alimentation continue reprirent place sur les avions français, mais ils disparurent assez rapidement en raison de l'introduction des canons revolver réalisés sur la base des Machine Gun allemands Mauser MG 213. Les Britanniques ont introduit un nouveau canon de 30 mm puissants et les Français ont utilisé le canon très similaire type DEFA, toujours utilisé de nos jours, même si le tir canon n’est pas le principale moyen d’attaque des avions moderne.

L'USAF a présenté le 20 mm M39 canon de revolver pour remplacer le M24.

Il est à noter que les munitions françaises (fabrication d’après-guerre), britanniques et américaines pouvaient être utilisées indifféremment sur ces canons, du moins c’est ce qui est indiqué dans les notices de l’époque (1953).

Le HS 404 avait été remis en fabrication à la Manufacture d'Armes de Tulle dès la fin 1944, et une nouvelle gamme de munitions sera remise en production (Mle 1944 et 1945). Le canon aura bénéficié de nombreuses modifications depuis sa mise en service, il sera par exemple raccourci pour être mis au standard du MK5 anglais destiné aux « Vampire ».

De facto, il avait nécessité une nouvelle munition, au tracé de douille modifié dit Modèle 49 qui remplaçait le Mle 1938.

On trouvera un temps les deux types de cartouches dans les approvisionnements, seul le type 49 était utilisable dans les nouveaux canons et les canons d'origine US et GB.

La production des munitions Mle 38 M49 sera importante durant la guerre d'Algérie et continuera pour l'exportation bien après le retrait des appareils en service dans nos armées.

Canons HS-404,HS-404 M-49, M-50, M-52, Mk 5 anglais, puis sous une autre génération, HS 804 et HS 48 suisses, 20 mm AN-M2 américain, usage Air/Air, mais aussi comme canon de DCA légère...

Globalement, on peut dire que le Hs404 est le canon de 20 mm de l’immédiat après-guerre, au moins jusqu'à la mise en service des canons revolvers. De facto on le rencontre donc fréquemment monté sur les avions en Algérie et ailleurs… Assurément une arme parfaitement réussie qui survivra largement à la Seconde Guerre mondiale.

Une liste non exhaustive établie par Dan Gilberti : (en gras les appareils utilisés en AFN)

 

 

 

Vampire, Mistral et Ouragan Hs404

 

Aquilon 4xHs404

 

Avro Shackleton 20 Hispano

 

Venom 20 Hispano Mk 5

 

F4U-7 Corsair Hispano M 3

 

Sea Hawk 20 Hispano Mk 5

 

Westland Wyvern 20 Hispano Mk 5

 

Douglas A3D Hispano M3

 

Douglas AD Skyraider Hispano M3

 

Douglas Skyknight Hispano M3

 

F7F Tigercat Hispano M3 (les premiers avaient des mitrailleuses de 50)

 

F9F Panther et Cougar Hispano M3

 

Lockheed Neptune divers Hispano

 

F2H Banshee Hispano M3 puis Colt Mk 12

 

F6U Vought Hispano M3,

 

Etc…

 

 

 

********************************************

 

Le canon-mitrailleuse M.G.151 de 20 mm.

 

Nota : En allemand : MG est l'abréviation de Maschinen-Gewehr, même si l'engin tire des obus plutôt que des balles, ce terme se traduit par mitrailleuse. Pour les Allemands, le canon (MK, Maschinen Kanone pour canon automatique) commençait au calibre 30 mm.

On avait donc, dans les années 1950, pour des armes automatiques montées sur des avions et tirant des obus de même calibre (20 mm), deux appellations : mitrailleuse si ça venait d'Allemagne en raison d'une traduction littérale du terme allemand et canon si ça sortait de chez Hispano ou d'ailleurs.

Pour l'anecdote, en France, avant 1940, dans l'armée de terre, toute arme automatique avait le qualificatif "mitrailleur" ou "mitrailleuse". Il y avait notamment des mitrailleuses anti-aériennes de 25 mm, qui tiraient bel et bien des obus... © Jean Schreiber

 

  Ces armes servirent essentiellement à l’armement des hélicoptères type H-34. Mais elles équipèrent également les Bloch 175 T. Il est toutefois à noter que ces appareils furent retirés du service avant les « événements de 1954 ».

 

 

 


                                 german-mg151-aircraft-cannon.jpg
 

     

Description

 

Si les armes précédentes étaient d'origines alliées les MG 151 étaient d'origine allemande, les MG 151/20 équipaient entre autres les Messerschmitt Bf 109. A l’origine cette arme était une mitrailleuse lourde de diamètre 15,1 mm, qui fut par la suite recalibrée en 20 mm.

 

                       mg151-20-b.jpg 

 

Détail d'un essai de montage de MG 151/20 sur un hélicoptère  H.21 "Banane" de la Marine (DR).

 

   

Photo n° 6 WEB

Montage de MG 151/20 sur un hélicoptère H-34 "Pirate" de l'Armée de l’Air.

 

 

Caractéristiques du matériel

    

La mitrailleuse allemande de 20 mm Modèle 151 est une arme automatique à tir continu fonctionnant par court recul du canon, refroidie à l'air et alimentée par une bande articulée à maillons détachables et à griffes.

Elle est employée pour le tir contre les avions volant bas, contre les engins légèrement blindés et contre le personnel à découvert ou faiblement protégé.

Ses principales caractéristiques sont :

 

Poids de la mitrailleuse                                  35 kg 600

Poids du canon                                              10 kg 100

Poids de la boîte de culasse                          25 kg 500

Longueur de la mitrailleuse                            1,77 m

Longueur du canon                                       1,10 m

Longueur de la boîte de culasse                    0,90 m.

Cadence de tir                       700 coups à la minute (environ)

Vitesse initiale                        variable selon les munitions utilisées

 

LES MUNITIONS

 

Munitions d'origine allemande.

 

1 - Munitions de guerre.

 

Les munitions de guerre utilisées avec la mitrailleuse Modèle 151/20 sont les suivantes :

— cartouche à obus explosif incendiaire, avec traceur de jour ;

— cartouche à obus explosif incendiaire, traceur de jour, avec destruction automatique ;

— cartouche à obus explosif incendiaire, traceur de nuit, avec destruction automatique ;

— cartouche à obus explosif, type M (obus à souffle) (1) ;

— cartouche à obus explosif M avec destruction automatique (1) ;

— cartouche à obus incendiaire traceur de jour ;

— cartouche à obus incendiaire, traceur de nuit ;

— cartouche à obus perforant explosif ;

— cartouche à obus perforant ;

— cartouche à obus perforant incendiaire (phosphore ou électron).

 

Ces cartouches sont composées d'un étui en laiton ou en acier (verni ou cuivré), d'une amorce, d'une charge de poudre et d'un projectile.

Les étuis et les amorces sont les mêmes pour tous les types de cartouches (2).

Les marques distinctives des diverses cartouches sont exposées dans l'article 3 du présent chapitre.

 

 

 

(1) Par Note 252/MAT/M/193/S du 9-2-49 le tir de l'obus M équipé de la fusée ZZ 1505 a été

momentanément interdit en Extrême-Orient.

 

(2) Exception faite pour certaines munitions utilisées à bord des avions et qui sont munies d'amorces   électriques.

 

 

 

 

 File7076_WEB.jpg

 

   
     

2) Munitions d'instruction

 

Les munitions d'instruction utilisées avec la mitrailleuse Modèle 151/20 sont les suivantes :

 

— cartouche à obus d'exercice ;

— cartouche à obus perforant d'exercice ;

— cartouche à obus d'exercice, traceur de jour ;

— cartouche à obus d'exercice, traceur de jour, avec destruction automatique.

Ces cartouches ont les mêmes étuis et les mêmes formes extérieures que les munitions de guerre.

Leur poids est de 205 g avec un projectile de 115 g.

La vitesse initiale est de 705 m/s.

Pour les obus munis d'un dispositif traceur, la distance de traçage est d'environ 750 m (soit 1,4 s) et pour le projectile d'exercice traceur de jour, avec destruction automatique, la destruction s'opère après un parcours de 600 à 700 m. Ce der­nier modèle de projectile est utilisé pour l'exercice sur terrains peu profonds.

 

 

Marques distinctives des diverses cartouches

 

 

Les diverses cartouches utilisées avec la mitrailleuse MG 151/20 ne diffèrent entre elles que par la nature du projectile.

La nature du projectile et ses particularités se reconnaissent par la couleur des diverses bandes colorées.

1° Nature du projectile.

Elle est définie par la couleur du corps de l'obus :

— jaune :                    obus explosif ou explosif incendiaire ;

— noir :                       obus perforant ;

— bleu :                      obus incendiaire ;

— vert-olive :              obus d'exercice.

2° Particularités du projectile.

Les particularités du projectile, de même que ses effets secondaires, sont définies par des bandes circulaires de 5 mm de hauteur, placées au-dessous de l'ogive ou au-dessus de la ceinture :

 

a) bande au-dessous de l'ogive :

— vert clair :                obus à destruction automatique ;

— jaune :                    obus à effet explosif ;

— bleu :                      obus à effet incendiaire.

b) bande au-dessus de la ceinture :

— rouge clair :             obus traceur de jour

— rouge foncé :          obus traceur de nuit.

 

3° Marques diverses.

 

De plus, des lettres signalent les particularités de certains projectiles :

— obus type M (obus à souffle) : lettre M noire sur le corps de l'obus ;

— obus perforant incendiaire (au phosphore) : lettre Ph en blanc sur le corps de l'obus;

— obus perforant incendiaire (électron) : lettre E en blanc sur le corps de l'obus.

 

Munitions d'origine française.

 

Ce sont :

— la cartouche à obus explosif incendiaire non traceur avec fusée autodestructrice ;

— la cartouche à obus explosif incendiaire non traceur avec fusée SP Mle 1945 non autodestructrice.

— la cartouche à obus d'exercice inerte.

 

Bande articulée.

La bande articulée est composée die maillons détachables et à griffes.

Les maillons sont en tôle d'acier et sont raidis par un nervurage. Sur chaque maillon on distingue :

— les quatre griffes de fixation de la cartouche ;

— la boucle et le crochet d'assemblage des maillons ;

— les trois taquets d'arrêt.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 08:57

 

 

Armements des aéronefs

 

 

© Jacques Moulin 2009.

 

Nous allons étudier sommairement les armements utilisés par les appareils en AFN.  

Ces éléments sont encore très approximatifs et pourrons être complétés    

par vos soins.

A la fin de la guerre l'armée française était équipée de divers matériels, anglais, américains, français d'avant-guerre, et même allemands. C'est ce qui explique les armements très hétéroclites des appareils utilisés. Certains, comme les chasseurs d'origine US étaient armés de mitrailleuses de 12,7 mm ou, comme par exemple les Corsair, de canons de 20 mm.  

Mais pour les appareils d'entraînement transformés ce fut parfois plus étrange.

 

-2-

Les mitrailleuses

 

En dehors des appareils équipés à l’origine d'armes de bord, comme les P-47 ou les Corsair, les armes disponibles étaient principalement des mitrailleuses rescapées de la Deuxième Guerre mondiale. 

Les plus anciennes armes, d'origine française, étaient les mitrailleuses MAC 34 d'un type destiné à l'aviation, dérivé d'une arme MAC 1931 de "casemate". La version 34 était allégée mais toujours alimentée par des chargeurs cylindriques de 100 cartouches.

Dès le début des années 30, l’alimentation de ces armes par ces « camemberts » empêchait le tir de longue rafale et nécessitait le changement des chargeurs, ce qui était évidemment impossible sur les monoplace. Cela nécessita la modification des armes pour une alimentation plus efficace par bandes à maillons métalliques, comme la plupart des armes en usage à cette époque et ce fut la mitrailleuse MAC 34 modifiée 39, qui fut choisie mais qui, malheureusement, n’arriva que bien trop tard et ne fut utilisée que sur les appareils qui n’étaient souvent que des prototypes.

Donc l’armée française n’avait en stock pour l’aviation que des mitrailleuses MAC 34 et MAC 34/39.

Il semble qu’en AFN les MAC 34 n'aient été utilisées qu'en tir latéral par sabord sur les avions d'observation, notamment les MS 500.

La mitrailleuse MAC 34/39 qui en était la version à alimentation par bandes de 300 cartouches à maillons, une arme malheureusement sortie qu'en 1939 et très peu utilisée. Il en restait encore un certain nombre en bon état et qui pouvaient encore servir. Nous ne savons pas si c'étaient les stocks restant de la guerre ou des outillages remis en service qui permirent leur utilisation. Ces armes étaient de qualité assez sommaire, ce qui peut laisser penser qu'elles dataient bien d'avant-guerre les firent remplacer par la suite par des armes plus modernes notamment les MAC 52 ou AA 52.

Ces trois armes étaient de calibre 7,5 mm utilisant des cartouches de modèle français type 1929.

 

File6951_WEB.jpgCe type de cartouches avait été normalisé à partir de 1929 pour remplacer les cartouches de 8 mm « Lebel » lequel avait une cartouche plus conique, ce qui rendait sont utilisation difficile dans une arme automatique moderne. img926.jpg

Cartouche Lebel de 8 mm.

C’est son fût conique et son bourrelet de culot qui la rendait impropre à l’utilisation avec des armes automatiques (La mitrailleuse Hotchkiss qui l’utilisait la presentait en bandes de 18 cartouches sur un support metallique rigide). Son utilisation dans les fusils-mitrailleurs Chauchat ne fut pas heureuse. 

 

Mitrailleuse MAC 34 modèle T (tourelle).

 

Arme utilisée en l'état sur les MS 500. 

 

Fig-128._WEB.jpg   

La mitrailleuse d'aviation modèle 1934 a été construite pour l'aviation par la Manufacture Nationale d'Armes de Châtellerault (MAC). La conception est dérivée de celle du fusil-mitrailleur modèle 1934 (qui ne sera pas fabriqué en série). La cadence élevée de cette mitrailleuse (1.200 cp/min a nécessité un système d'alimentation comparable à celui de la mitrailleuse Mac modèle 1931, type char.

Cette arme était très efficace, mais le système d'alimentation à chargeur rond (type camembert) de 100, 300 (309) et plus tard de 500 cartouches, gêneront son utilisation du fait de sa trop faible durée de tir effectif, ou d’un encombrement excessif du chargeur, la version à alimentation continue par bandes arrivera trop tard.

La mitrailleuse MAC 34 tire des cartouches de 7,5 mm modèle 1929 C à balle légère. La cartouche à une longueur 76 mm et un poids environ 24 g. Ces cartouches existaient en quatre types différents:

- à balle ordinaire, se composant d'une chemise en maillechort (ou acier plaqué maillechort) et d'un noyau en plomb, son poids est de 9 g ;

- à balle traçante/perforante, se composant d'une enveloppe en laiton renfermant l'avant un noyau en acier dur, à l'arrière une composition traçante et une composition d'allumage maintenue par une rondelle annulaire en laiton sertie sur la tranche postérieure de la balle;

- à balle traçante.

- à balle perforante.

II existe également des cartouches à blanc.

La valeur balistique correspondante (données approchées) V est de 850 m/s environ.
   
                               File6953 WEB-copie-2 :

  Chargeur des mitrailleuses MAC 34

 

Le canon de l'arme est en acier forgé, sa température de revenu est d'environ 480 °C. Sa longueur est de 0,60 m. L'âme porte 4 rampes hélicoïdales au pas de 270 mm.

La mitrailleuse de tourelle est dérivée de l'arme d'aile. La seule modification importante est apportée à l'alimentation où le mouvement du chargeur est commandé par un ressort spirale indépendant de l'arme.

D'autre part, les organes pneumatiques étant supprimés, les manœuvres d'armement, de détente et de sûreté sont assurées manuellement par des commandes mécaniques. Ses caractéristiques sont les suivantes :

Poids de l'arme:                                   7,000 kg

Poids du chargeur vide :                      3,750 kg

Poids du chargeur plein:                      6,150 kg

Poids de l'arme prête pour le tir:       15,150 kg

Cadence de fonctionnement :             1.200 cp/min

 

Le montage est fait sur des tourelles SAMM de type divers suivant les époques et les appareils. L'arme ne porte pas d'appareil de pointage, la visée s'effectue au moyen d'un collimateur clair monté sur l'affût SAMM.

La version 1931 de ces mitrailleuses équipa certains blindés d'après-guerre (entre autres les engins blindés de reconnaissance, ou EBR, Panhard) sous le nom de mitrailleuse "Reibel", ou peut-être "Rewbell", nom de l'ingénieur de l'armement qui l'étudia, ou du général qui l'imposa ?

Du fait de la faible contenance des chargeurs rotatifs, ce type de mitrailleuse amena immédiatement à l'étude d'une nouvelle version : type "Mac 34 modifié 39" à bandes, dite "à alimentation continue". C'est cette version qui équipa les Bloch 174 et peut-être 175. C'était une arme coûteuse mais qui fonctionnait parfaitement, ce qui n'avait pas toujours été le cas des armes françaises.

Ces armes avaient été préférés à la mitrailleuse Darne Modèle 1933 qui pourtant était plus économique, fonctionnait à bande depuis les années 20, et qui fonctionnait tous aussi bien. Pour ceux que ce sujet intéresse voir ici: http://aerophile.over-blog.com/

 

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Mitrailleuse de 7,5 mm - Modèle 1934 M. 39.

 

Arme utilisée sous les ailes des T-6 ainsi que sur les MS "Vanneau" et les SIPA, en montage sur supports fixes, les bandes étant positionnées à l'intérieur des ailes. Ces armes dans un premier temps n'était pas carénées, elles seront remplacées sur les T-6 par des mitrailleuses MAC 52 (ou AA 52) de calibre identique mais carénées sous capot démontable.

 

I. – GÉNÉRALITÉS
File6949_WEB.jpg
     

La mitrailleuse d'aviation de 7.5 mm. Modèle 1934, M 39 est une arme dérivée des mitrailleuses de 7,5 mm, Modèle 1934 A (aile) et Modèle 1934 T (tourelle) de série, dont l'alimentation est assurée par une bande de cartouches à maillons détachables. Elle a conservé, sauf en ce qui concerne le mode d'alimentation, les caractéristiques de fonctionnement de l'arme à chargeur :

1° Fonctionnement commandé par emprunt de gaz en un point du canon.

2° Introduction directe de la cartouche présentée sur les lèvres de la boîte de culasse lors du retour en avant des pièces mobiles.

3° Accrochage arrière des pièces mobiles.

4° Percussion, non indépendante, commandée par l'abattu de la culasse.

A aucun moment du fonctionnement, il ne reste de cartouches en attente dans la chambre.

L'alimentation de l'arme s'effectue par la droite ou par la gauche (côté du cylindre à gaz ou côté du canon). Dans ce dernier cas, un couloir inverseur amène la bande à la fenêtre d'introduction de l'arme qui est placée à droite (côté du cylindre à gaz).

Une prise portée par l’arme permet raccrochage instantané du couloir reliant la boîte à cartouches à l'arme.

   

II. — CARACTÉRISTIQUES  

Poids de l’arme avec couloir inverseur et détente pneumatique             8,500 kg env.

Poids d'une bande de 500 cartouches sur maillons Browning                    14,200 kg

Longueur d'une bande de 100 cartouches sur maillons Browning                  1,45 m.

Cadence de l’arme : comprise entre                                                    1350 et 1550 c/m
Notice-technique-Dan-Gilberti-520_WEB.jp
   

III. — MUNITIONS

 

L’arme est prévue pour fonctionner avec toutes munitions de 7,5 mm réglementaires éprouvées dans les mitrailleuses Darne et les mitrailleuses Modèle 1934.


Notice-technique-Dan-Gilberti-521_WEB.jp

               

IV. — MAILLONS

 

L'arme utilise le maillon Browning de 7,5 mm (d’épaisseur 7/10 mm).

Elle peut, éventuellement et moyennant substitution des pièces spéciales utiliser le maillon Darne à patte large agrafée dit du 4° type.

 

Mitrailleuse MAC 52 (AA 52).

 

 

 

  img095--2-.jpg
       
Les armuriers rechargent les MAC 52 (AA 52) avec des bandes de cartouches de 7,5. (Photo DR). 

 

Évidemment les armes MAC 34 et MAC 34/39 comme l’arme d’origine la MAC 31 devenaient complètement obsolètes, même si parfois en Algérie des mitrailleuses Hotchkiss modèle 1913 de calibre 8 mm (cartouche des fusils Lebel) furent également utilisées par l’infanterie, par manque d'autre chose...

                          aa522010    

La mitrailleuse AA 52 en version fusil-mitrailleur (DR).

Il s'avéra très vite que l’armée française (l'infanterie principalement mais aussi l'aviation) devait posséder une arme automatique de fabrication française, ce fut l’Arme Automatique type 52 fabriquée par la Manufacture d’Armes de Châtellerault. La mitrailleuse AA 52 (ou MAC 52) fut donc conçue et développée en raison des retombées directes des campagnes d'Indochine du début des années cinquante. A cette époque, l'armée française était équipée d'un matériel disparate provenant en plus des surplus d’avant-guerre, de quelques fabrications qui avaient pu être soit récupérées soit remises en fabrication, ou en provenance des arsenaux anglais et américains, ainsi que d'armes allemandes de la Seconde Guerre mondiale.       

La construction de la nouvelle mitrailleuse fait appel à de nombreuses pièces en tôle emboutie soudée, donc de fabrication simple, rapide et bon marché.

Cette arme fonctionne à culasse non verrouillée. Au repos, la masselotte qui comprend le percuteur est retenu en arrière et la chambre est vide, lorsque la détente libère la masselotte retenue en arrière elle est projeté en avant par un ressort et, dans son mouvement, elle introduit la cartouche et en fin de course la percute.

La percussion de la cartouche déclenche évidemment l’action de projection de la balle, et la réaction provoque le recul de la masselotte et l’extraction-éjection de l’étui percuté, l’action se répète tant que la détente est actionnée. Ce système déjà utilisé par les pistolets-mitrailleurs notamment les Sten et les MAT 49, mais avec des cartouches courtes, devenait plus difficilement réalisable avec les cartouches type 1929, et la mise au point fut assez délicate. Pour cela la AA 52 fut équipée d'un système de bloc culasse à masse additionnelle et d’une chambre à emprunt de gaz facilitant l'extraction des douilles.

L’arme était alimentée par bandes à maillons détachables de 50 cartouches assemblables ce qui permettait un tir soutenu. L’arme était simple et relativement légère et pouvait donc aussi servir d’arme pouvant tirer à la hanche. Donc elle sert aussi de fusil-mitrailleur malgré son impossibilité de tirer au coup par coup, mais pose, de par son poids relativement important avec ses munitions, des difficultés de manœuvre.

Par la suite l’AA 52 fut modifiée pour tirer des cartouches OTAN de 7,62. Cette version calibrée à 7,62 mm est la AA 7,62 NF-1. Mais cette arme, développée plus tard, ne fut pas utilisée en AFN.

Les mitrailleuses AA 52 furent montées par deux sur les T-6 dans des carénages fixés sous les ailes, évidemment allégées des pièces inutiles et avec un système de déclenchement électrique. Ce montage permettait un tir relativement continu, les armes étant refroidies par l’air du vent relatif, il semble que ce fut le seul emploi de ces armes sur des aéronefs.

 

Caractéristiques

Mitrailleuses type AA 52

Calibre :                                                  7,5 mm.

Poids avec bipied et canon léger:           9,970 kg; avec bipied et canon lourd, 11,370 kg;

Poids avec trépied :                                10,600 kg.

Longueur  avec crosse déployée et canon léger:               1.145 mm, et canon lourd, 1.245 mm;

Longueur du canon léger :                500 mm; canon lourd, 600 mm.

Vitesse initiale :                                 840 m/s.

Cadence de tir :                          700 coups par minute.

Approvisionnement :                  bandes de 50 cartouches.

 

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MITRAILLEUSE LÉGÈRE BROWNING 7,62 MODÈLE 1919 A 4. 

(BROWNING MACHINE GUN CALIBER 30 HBM I9I9 ALGROUND.)

 

Ce type d'arme ne fut semble-t-il monté d'origine que sur certains des premiers T-6 D reçus au Maroc et destinés à l'entrainement à la chasse, en armement de capot, et aussi parfois dans les ailes, mais cette utilisation ne fut pas poursuivie.

 

      Mitrailleuse de                                                                                   Arm-Mit%20-30
       

Deux photos de mitrailleuse de 30, montés sur trépieds d'infanterie.

Les armes montées sur les avions étaient évidemment allégées

et sans instrument de pointage, de poignées et de trépieds.

 

La mitrailleuse Browning 1919 a été la mitrailleuse légère de l'infanterie de l'US Army et une mitrailleuse des avions de l'USAF qui fut utilisée en grand nombre des années 1920 au début des années 1960.

Très utilisée en Algérie pour tout un tas d’applications, elle ne semble pourtant pas avoir été utilisée sur les avions, seul quelques T-6 semblent en avoir été équipés en arme de capot avec tir synchronisé à travers l’hélice, et d'arme d'aile, mais sans que ces appareils aient été utilisés en opération. Il semble que ces armes aient été montées sur ces appareils principalement pour l’entrainement au tir aérien.

 

A.    — DESTINATION :

Arme collective à tir tendu des petites et moyennes distances, jusqu'à 1.200 mètres. Destinée aux compagnies F. V., aux compagnies d'accompagnement, à la protection des véhicules.

Cette arme très utilisée en AFN ne le fut que rarement sur les avions, et seulement sur quelques types particuliers (T-6).

Exécute : du tir direct, éventuellement du tir masqué (niveau non prévu), du tir repéré. Exceptionnellement du tir contre avions. Non utilisée pour le tir indirect et par-dessus troupe (manque de stabilité).

 

B.    — VALEUR BALISTIQUE :

 

Portée maximum : 3.160 mètres, balle ordinaire et traceuse ; 4.100 mètres balle perforante A P M 2. Portée utile : 2.190 (2.400 yard, graduation maximum de la hausse).

Vitesse initiale : 805 mètres/s, balle ordinaire M 2 et balle traceuse ; 835 mètres/s, balle perforante A P M 2.

Flèches : 1 mètre à 450 mètres ; 4 mètres à 1.000 mètres ; 15 mètres à 1.550 mètres ; 36 mètres, à 2.000 mètres.

Arme précise, hausse réglable. Perforation de blindage : balle perforante A P M 2, 6 mm à 450 mètres ; 12 mm à 90 mètres.

 

C.   — CARACTERISTIQUES DE FONCTIONNEMENT :

Arme à tir automatique, ne tire pas coup par coup. Principe moteur court recul du canon, refroidissement à l'air. Cadence de tir 400 à 500 coups-minute. Vitesse pratique de tir : 150 coups-minute. Utilise la bande chargeur souple en toile. Système amortisseur à 2 disques et un ressort de la plaque arrière.

 

CARACTERISTIQUES

 

Fonctionnement automatique par court recul du canon

Munition:                                 7,62 mm X 63

Cadence de tir :                      entre 400 et 600 coups/min

Chargeur :               bande de toile ou métallique désintégrable de 250 cartouches

Portée utile :                               900 mètres

Masse en combat :                   18,5 kg

Masse mitrailleuse seule:              5 kg

Longueur :                               1.219 mm

Longueur du canon:                   609 mm

Vitesse initiale :                                       880 m/s

 

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MITRAILLEUSE LOURDE DE 12,7 mm ~ M 2.

BROWNING MACHINE GUN CALIBER 50 H BM2 GROUND.

 

Ce type d'arme, très courante dans toutes les armées pendant la Deuxième Guerre mondiale, en AFN et même encore actuellement, était alors aussi bien montée sur des blindés qu'en casemate ou sur les avions, mais dans ce cas, principalement sur les appareils américains (par exemple dans les ailes sur les P/F 47 ou le nez des B-26 "Invader") mais elles furent aussi utilisées montées en gondole sur les "Fennec" un système d'armement de fabrication française. Elles furent aussi utilisées montées sur un support en sabord sur les hélicoptères armés "Pirate", en compléments des canons MG 151 de 20 mm.

 

A — DESTINATION originale:

 

Arme collective à tir tendu, très précise et très stable destinée aux compagnies d'accompagnement et à la protection des véhicules (D. G. A. et D. C. B.). Sa puissance et sa fiabilité l’ont utilisée par l’aviation américaine notamment sur les avions P-47, et les avions de la deuxième guerre mondiale avec l'appellation arme de .50 (soit 50/100 de pouces = 12,7 mm). (Ce qui amena parfois certains historiens, très connus mais non spécialistes, de traduire cela comme canon de 50...)

Cette arme existe en deux modèles :

1-    Mitrailleuse fixe, plus spécialement montée sur véhicules ou sur avion (ne porte pas de poignée).

2-    Mitrailleuse mobile (2 poignées sur la plaque arrière), utilisé sur véhicule et aussi sur hélicoptère armé.

 

Browning-12-7.jpg 

 

Une mitrailleuse de calibre 50/100 de pouces ou 12,7 mm, de type mobile.

Celles qui sont montées sur les avions n'ont ni poignée ni queue de détente.

 

B. — VALEUR BALISTIQUE :

 

Portée maximum :     6.900 m.

Portée utile :               2.600 yards (graduation maximum de la hausse) 2.377 m.

Vitesse initiale :          762 à 914 m. suivant le type du canon (court ou long) et la nature de la

                                   munition.

Flèche :                      1 m 20 à 700 m.

Tir précis jusqu'à        1.500 in.

Perforation de blindage : 16 mm à 500 m. (balle perforante).

 

C. — CARACTERISTIQUES DE FONCTIONNEMENT :

 

Arme à tir automatique et coup par coup. Principe moteur : court recul du canon. Refroidissement par air (évents du manchon enveloppant la partie arrière du canon, assurent une circulation d'air). Cadence de tir : 400 à 500 coups/minute. Vitesse pratique du tir : 100 coups/minute. Alimentation par bandes métalliques à maillons de 100 cartouches.

Tir exceptionnel (avec un canon froid), 1 rafale de 150 cartouches. Tir normal : 40 coups/minute à condition de ne pas tirer plus de 500 coups de suite. Si le canon est trop chaud le changer.

Sur les avions les armes sont refroidies par le vent relatif.

 

T-28D_Pod127_JC-Mermet.png

Le conteneur pour deux mitrailleuses de 12,7 mm monté sous les avions Fennec.

 

Détail de ce conteneur à la fin de l'article sur les Fennec.

 

© Jacques Moulin 2009

 

     

 

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15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 17:10

 

Armements des aéronefs

 

 © Jacques Moulin 2009.

 

Nous allons étudier sommairement les armements utilisés par les appareils en AFN. Ces éléments sont encore très approximatifs et pourront être complétés par vos soins.

 

              A la fin de la guerre, l'armée française était équipée de divers matériels, anglais, américains, français d'avant-guerre, et même allemands.

            C'est ce qui explique les armements très hétéroclites des appareils utilisés. Certains d’entre eux, comme les chasseurs d'origine US, étaient armés de mitrailleuses de 12,7 mm ou comme les Corsair de canons de 20 mm.

             Pour les appareils d'entraînement transformés ce fut parfois plus étrange.

                      PATAUDCO Binet

Un T-6 G 2 de l’EALA 15/72 de Paul Cazelles en vol avec paniers de 7 roquettes SNEB de 68 mm. (Photo Michel Boinot via Pierre Binet).

 

 

 

- 1-

 

 

 

LES ROQUETTES

  

 

Historique - Généralités

 

HISTORIQUE

 

Les lance-roquettes utilisés par les belligérants, durant la guerre 39-45, étaient de types divers.

Les Anglais ont tout d'abord utilisé les rails de lancement, d'une longueur pouvant aller jusqu'à 2,40 m, accrochés sous les ailes. La roquette, maintenue par deux colliers de suspension, pendait au-dessous du rail (2 tenons sur chaque collier assuraient le guidage de l'engin).

Les Américains montèrent des tubes de 3 m de long (tuyaux de poêle) accrochés, en paquets de trois, sous les ailes de leurs chasseurs-bombardiers (ces tubes devenaient inutilisables au bout d'une dizaine de lancements, produisaient une traînée importante sous les ailes et limitaient le diamètre de l'empennage au calibre de l'obus).

Par la suite les Américains s'aperçurent que les lance-roquettes n'avaient pas besoin de réaliser un guidage de la roquette (car la vitesse initiale du projectile, qui est celle de l'avion est suffisante pour assurer une excellente stabilité et une bonne précision) et réalisèrent des « lance-roquettes de longueur nulle ». Par suite de l'action stabilisatrice de son empennage et de la position avant du centre de gravité, la roquette, lancée dans une direction qui n'est pas celle du vent relatif, et de la vitesse-avion, se recalera rapidement dans cette direction, après de très faibles oscillations. 

 

GENERALITES

 

             a) Les lance-roquettes de longueur nulle, type MK V et MK VII sont des lance-roquettes simples, ne permettant l'emport que d'une seule roquette par support, à l'aide d'un collier avant, muni d'un téton de suspension qui guide la roquette sur 2 cm au départ, et d'un collier arrière, réalisant le 2èmepoint de suspension. Ce dernier est calé par un levier oscillant, et bloqué par une goupille de cuivre de 2,6 mm, se cisaillant sous un effort de 300 kg. Le rôle de cette goupille étant essentiellement de lier la roquette au lance-roquettes pendant les évolutions de l'avion. Elle assure la sécurité de transport. Ces types de lance-roquettes ont été adoptés très rapidement par les Français et équipèrent notamment les M.S. 472, Bloch 175 T, Hellcat, etc...

b) Les lance-roquettes doubles anglais du type MK VIII permettent l'emport de deux roquettes superposées et équipant les « Vampire ».

c) Le lance-roquettes double MATRA M. 35, français qui équipera le MD 315 permettait également l'emport et le largage de 2 roquettes, actives ou inertes par point d’emport.

d) Le lance-roquettes américain équipant le F 84 permet le même mode de largage de 2 roquettes mais présente l'avantage de s'escamoter dans les plans au départ des roquettes (suppression complète de la traînée).

e) Enfin, des lance-roquettes automatiques étudiés et construits par MATRA (Type M. 32 et M. 50).

Le principe est simple l’ensemble est positionné dans une soute d'aile ou de fuselage et renferme un grand nombre de roquette de dimensions réduites, d'où largage à grande cadence (1.200 coups minute). Les roquettes sont expulsées à l'extérieur et mises à feu séparément à leur sortie de la soute, mais ces procédés posèrent de grosses difficultés de réalisation et ne furent pas très concluantes au point de vue du résultat.

Ces différents systèmes  (a, b, c, d) pouvaient tirer plusieurs types de roquettes :

 

1.           - Roquettes Tercé T 10

 

Les roquettes T.10 sont très connues, elles ont été utilisées très abondamment par les avions aussi différents que les P/F 47, Sipa, Vanneau, Vampire, Flamant, T-6G2  etc…

Après la guerre les avions français étaient tous d’origine alliée, certains étaient déjà équipés de lance-roquettes dit « à longueur nulle ». Plusieurs types de roquettes étaient alors disponibles pour ces appareils, aussi bien de fabrications américaines qu’anglaises.

Bien sûr, il fut décidé de lancer une fabrication française de ce type d’armement mais qui devait évidemment pouvoir être interchangeable avec les matériels alliés. Dans les années 50 la société SERAM à Breuil-Le-Sec (60) produisit les propulseurs à poudre des roquettes T10. L’ingénieur qui avait mis cet engin au point était Jean, Joseph, Paul Tercé, rattaché à la SERAM.

D'une masse de 28 kg, cette roquette pouvait être installée unitairement sous voilure par l'intermédiaire d'un lance-roquettes Matra type 13 ou 14, ou sous lance-roquettes multiples, type 41 (4 T10) ou type 61 et 63 (6 T10), ainsi que sous les lance-roquettes MK V ou MK VIII anglais mais construits comme type 14 par Matra.

Il semble que ce soit le lance-roquettes type MK V qui était le Matra type 13.

Les Dassault 315 « Flamant » étaient équipés de lance-roquettes Matra M 35 modèle 48 permettant de lancer plusieurs roquettes sur chaque point d’emport.

 

 

File6617_WEB.jpg

Il semble que le lance-roquettes ci-dessus soit bien le Matra Type 13.

 

Les T.10 étaient en fait le propulseur, un tube contenant la poudre pyrotechnique de propulsion, son empennage en tôle, son amorce et son allumeur électrique. La charge offensive était constituée par des explosifs divers notamment des obus de 90 mm ou de 120 mm ainsi que des charges creuses (antichars).

Ils étaient évidemment non guidés, seule la vitesse relative de l’avion leur permettait d’aller au but fixé par le pilote. La précision était relative, mais vu la force explosive de chaque pointe c’était quand même relativement efficace et plutôt impressionnant pour les troupes au sol.

 

T-10.jpg 

 

Il semble que le lance-roquettes representé ci-dessus et ci-dessous soit le Matra Type 14.
   

         Les Roquettes américaines ou les françaises type T 10, sont montées sur les supports grâce à des colliers: 

 

a) Collier supérieur avant (fig.5).


                                               File7098 WEB 

  Extrait de la notice.

               Constitué par un collier monobloc fermé et serré par un boulon et un écrou, il porte à sa partie supérieure deux douilles (6 cm d'entraxe) destinées à venir s'engager sur les deux broches correspondantes du support de roquette et, à sa partie inférieure, deux tenons qui viendront s'engager sur les deux douilles portées par le collier inférieur avant de la roquette.

 

  b)        Collier supérieur arrière (fig.6).

 

                                                   File7099 WEB

Extrait de la notice.

 

        Identique au collier avant, mais ne comporte qu'une seule douille à la partie supérieure et qu'une seule broche à la partie inférieure (cette broche est percée d'un trou, pour le passage de la goupille de cisaillement assurant la sécurité de transport de la roquette inférieure.

File7111bis WEB

 

Montage de T.10 sur les "Aquilon»,  à gauche montage simple sur support Matra T 14 avec colliers simples,    à droite montage double des mêmes roquettes sur le même support avec colliers doubles.  Remarquez les doubles prises pour l’amorçage. (DR)

 

 

Roquette T 10 : Têtes en services :

 

T 151 : Explosive à charge creuse (120 mm)

T 140 : Explosive à fragmentation (105 mm)

T 145 : Explosive fumigène

T 104 : Exercice

 

 SIPA arm-- WEB

Les T 10 montés simple sous l'aile d'un SIPA,montés sur les lance-roquettes Type T 14 de MATRA. (DR).

 

Remerciements à Christian Bonnet..

 

 

 

2)  Roquettes H.V.A.R.

Roquette H.V.A.R - 5 inch (127mm)

(High Vélocity Aircraft Rocket)

 

(©) Jacques Moulin 2009.

 

 

Il n'y a aucune certitude d'utilisation effective de ces roquettes sur les avions en Algérie, mais de nombreux essais ont été réalisés.

Ce type de roquettes H.V.A.R. ou Hvar (et surnommé par les américains Holy Moses) fut utilisé par les avions américains lors de la 2ème Guerre mondiale notamment les Mustang, TBM-3 Avenger, Corsair, Bearcat, etc… Ces roquettes semblent avoir été utilisables comme les T 10 sur les mêmes supports.

 

Historique

 

FFAR 3,5 puis 5 pouces (Forward Firing Aircraft Rockets).

 

La première roquette de 5 pouces à propulsion par fusée lancée de la marine américaine était un dérivé d'un précédent de FFAR de 3,5 pouces qui a été développé par la Marine à partir de juin 1943, pour équiper des avions ASW (Anti Submarine Warfare). Les FFAR de 3,5 pouces ont été jugées suffisamment précises pour être utilisées contre des navires de surface et des cibles terrestres, mais avaient besoin d'une ogive explosive pour ces missions. La fusée fut donc équipée d’une tête de 5 pouces modifiée avec cette ogive plus grosse montée sur la fusée à moteur de 3,5 pouces. Le résultat a été le 5-inch FFAR, entré en service en décembre 1943. En raison de l'augmentation de poids, la vitesse de la 5-FFAR pouces était seulement de 780 km/h.

 

H.V.A.R - 5 inch (127mm).

 

Donc l’origine des HVAR sont les FFAR de 5 pouces, mais cette version a souffert de sa vitesse insuffisante en raison de son petit moteur. Par conséquent, le développement d'un gros moteur de fusée pour les têtes de 5 pouces de diamètre a été commencé et les premiers essais de lancement furent réalisés en décembre 1943. La nouvelle fusée est équipée de l'ogive de la FFAR 5 pouces. La fusée atteint une vitesse de 1.530 km/h, ce qui en fait une arme très puissante pour l'époque. Elle a été officiellement désignée comme 5-inch HVAR (High-Velocity Aircraft Rocket). Elle est opérationnelle depuis juillet 1944.

La HVAR était prévue normalement pour être utilisée pour attaquer des tanks, des trains, des bateaux et des bunkers.

Dès le début des guerres coloniales ces roquettes furent utilisées par l'Armée de l'Air française et les avions de la Marine.

Deux versions différentes de la HVAR ont été construites pendant la Seconde Guerre mondiale. L'une était un missile à usage général avec une base de fusée et nez, l'autre avait une ogive semi-perforante.

Après la Seconde Guerre mondiale, les nouvelles versions inclurent un nouveau type d'usage général avec une fusée de proximité et une ogive à charge profilée à utiliser contre les chars, mais il ne semble pas que cette version ait été utilisée par l’armée française.

 

Têtes en services :

 

MK 6 M1 : Inerte

MK 6 M4 : Explosive

MK 25 : Explosive "B"


                                                                      180px-Hvar                                                         

 

 

 

 

 

 

 

Montage de roquette HVAR sous un avion .(DR)



*******************************************************    
        

Les lance-roquettes à grande capacité.

 

A partir de 1959, les T-6 G sont équipés de lance-roquettes MATRA LR 181 ou LR 361. Ces réservoirs conteneurs ronds peuvent lancer suivant le modèle 18 ou 36 roquettes SNEB de 37 mm ou 7 roquettes de 68 mm à fragmentation.

Ces roquettes sont mises en place dans des containers ronds avec des logements pour ces engins qui possèdent la particularité d'avoir des empennages rétractables lorsqu’elles sont dans leurs logement s et se déplient après leur lancement.

 

Roquette S.N.E.B - 37 mm :

 

- paniers de 36 roquettes de 37 mm ;

·                     Longueur : 0,52 m

·                     Temps de combustion : 0,24 s

 

  •    

PN Binet

 

Les deux paniers équipés de mitrailleuses et le lance-roquette SNEB 37.

(Photo Michel Boinot via Pierre Binet.)

 

 

Roquette S.N.E.B. - 68mm:

 

- paniers de 7 roquettes de 68 mm ;

 

En travaux

 

Tête en service :

·                     EEC : Explosive à effet d'éclats (fragmentation).

 

 

 

 

  • T-6-G-EALA-14-72.jpg                     T-6-G2 de l'EALA 14/72 à Thiersville, équipés de lance-roquettes MATRA conteneurs ronds pouvant lancer 7 roquettes SNEB de 68 mm.

    (Photo x via Pierre Binet).

     

     

     

    Les fusées SNEB (de fabrication française, Société Nouvelle des Établissements Edgar Brandt) sont des roquettes non guidées reprises ultérieurement par la société française TDA Armements, conçues pour le lancement par des avions de combat et des hélicoptères. Le premier modèle connu était d'un diamètre de 37 mm, puis le calibre fut augmenté et le calibre de 68 mm fut adopté (un calibre qui a été préféré par les Français à d'autres modèles internationaux de 70 mm ou 80 mm) qui semble avoir été utilisé en grande quantité en Algérie.

     

         

    Les projectiles SNEB sont propulsés par un moteur-fusée unique et, selon le secteur du chargement sur les lanceurs, il peut être utilisé contre des véhicules de combat légèrement blindés, des bunkers sommaires ou d'autres cibles faciles.

     

     

     

    (©) Jacques Moulin, 2009.

     

     

     

    En travaux

     

 

 

 

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  • Déjà ancien dans l'histoire de l'Aviation, j'ai écrit de nombreux article dans diverses revues depuis 1968 et publié trois livres, un sur les autogires, un sur le Loire 45/46 et un sur le Bloch 174 ces deux derniers livres sont épuisés).
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