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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 08:43

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Les Martin B-26 « Marauder »

français après-guerre.

 

 

© Jacques Moulin 2014.

 

B-26 (2)

 

Profil mis à notre disposition gracieusement par Patrick Marchand.

http://profiles-galore.over-blog.com/article-26172483-6.html#anchorComment

 

Les « Marauder » sont très connus, c’étaient des bombardiers moyens très utilisés par les Alliés à la fin de la guerre et, bien sûr, aussi par la France.

En mars 1939, l'United States Army Air Corps publia une demande 39-640 pour un bombardier moyen bimoteur répondant à un cahier des charges exigeant une vitesse maximale de 560 km/h, un rayon d’action de 4.800 km et pouvant embarquer une charge de bombes 910 kg. Le 5 juillet 1939, la Glenn L. Martin Company  présenta son projet. C’était le Martin Model 179. Martin reçu un contrat pour 201 avions, désigné B-26. Le prototype du B-26 a été construit en deux ans. Par la suite une commande supplémentaires pour 930 B-26 sera passée en septembre 1940 et cela avant même le premier vol.

 

Photo 1 Matra-2 491 (2)Marauder Tr

1- B-26 Marauder en vol au-dessus des Alpes (Archives Thierry Matra).

 

Utilisation par la France:

Les premiers B-26 C furent livrés à l’Armée de l’Air dès 1943 en AFN, en remplacement des avions récupérés et devenus obsolètes et donc ne permettant pas de jouer un rôle dans les combats à venir. Par la suite ces avions seront remplacés par des B-26 G..

La première unité à en être équipée fut le 1/22 « Maroc », qui commença son entrainement avec les premiers appareils arrivés à Telergma en Algérie dès septembre 1943.

Les autres groupes suivront :

2/20 « Bretagne »

1/19 « Gascogne »

Puis le 2/52 « Franche-Comté »

Lors de la signature de l’armistice un cinquième groupe était en formation qui aurait dû devenir le 1/34 « Béarn ».

Ces unités interviendront sur le front italien puis, après le débarquement du 15 aout 1945 en Provence, les B-26 suivront la libération de la France, à partir de Lyon-Bron où ils s’installeront dès novembre 1944. Pendant cette fin de guerre elles totaliseront 4 884 sorties en 270 missions de guerre et 25 000 h de vol, 14 appareils perdus au combat ; une centaine de morts et trois victoires aériennes.

Photo 2 Matra-Parmentier2 487 (2)

2- Deux B-26 en vol (Archives Thierry Matra).

 

Période d’après-guerre

 

Donc en mai 1945 la guerre se termine en Europe. Le problème le plus crucial de l’Armée de l’Air était l’aviation de transport. On peut penser que pendant les périodes de combat cette fonction était passée au second plan. Mais rapidement, sitôt après la cessation des combats, de nombreux militaires devaient se déplacer, les prisonniers libérés désirant rentrer à leur domicile d’Afrique, les soldats encore mobilisés en AFN et originaires de métropole voulaient rentrer en métropole qu’ils avaient quittée pour certain depuis plus de quatre ans.

Les transports avaient été en grande partie effectués pendant les périodes de combats par les troupes US, mais maintenant il fallait que la France s’occupe de ce transport qui n’intervenait plus sur les combats. Bien sûr les autorités françaises essayèrent de se procurer divers appareils alliés mais les appareils alors disponibles ne l’étaient pas en quantité suffisante.

Photo 3 Matra 256 (2)Marauder

3 – Un Marauder vu de face probablement en AFN (Archives Thierry Matra)

 

Comme les B-26 étaient assez nombreux et ne rentraient pas vraiment dans l’équipement de la nouvelle Armée de l’Air comme bombardiers, et comme d’autre part le fuselage volumineux du B-26 permettait l’aménagement de sièges pour le transport de passagers, les unités de bombardement furent simplement transformées provisoirement en unités de transport et, à partir du 6 juin 1945 (soit moins d’un mois après la fin des combats), les B-26 furent utilisés à cet usage. La 31eescadre à elle seule transporta presque 10 000 passagers entre le 6 juin et le 6 juillet  et 24 000 de juin à décembre.

Le groupe 2/52 comptera 36 000 passagers de juin 1945 à mars 1946, la fréquence des liaisons avec l’AFN pouvait être de dix par jour.

Mais, même s’ils étaient bien entretenus et très fiables, les B-26 étaient des avions de guerre et non de transport de passagers et il y eut quand même de nombreux accidents (en général pas trop graves, et il fut rapidement envisagé le remplacement de ces appareils, pour cela les unités furent regroupées dans le GMMTA (Groupement Militaire de Moyens de Transport Aériens) et fin 1946 ils furent remplacés par des Ju-52 (enfin la version AAC 1, Toucan) dont la fabrication avait repris en France.

Les survivants continuèrent à être utilisés par le CEAM de Mont-de-Marsan et aussi au CEV où ils seront utilisés jusqu’en 1951. Les derniers furent affectés à l’école des mécaniciens militaires à Rochefort.

Les deux derniers exemplaires furent utilisés comme bancs d'essais par la SNECMA pour des essais moteur notamment pour les premiers réacteurs Atar, l'un d'eux restera  en service jusqu'en 1958.

Il reste un exemplaire restauré pour présentation et exposé au MAE.

 

 Photo 6 8663872192 a3063c58bc b

   6 – Un B-26 en couleurs. Photo prise en France probablement en 1945.  On voit bien la cocarde française peinte par-dessus l’étoile US.    

 

 

© Jacques Moulin 2014.

 

 

D’après une étude de J. Curnel (Raymond Danel) qui a été publiée dans le premier journal d’IPMS France.

 

 Photo 5 Matra-2 795 (2) 

  5 – Un Marauder probablement à Bron en 1944 (Archives Thierry Matra).

 

Caractéristiques des B-26 G Marauder

 

(Peuvent être en partie fausses je n'ai pas trouvé de source incontestables sur le sujet. Merci de compléter, si vous pouvez, avec des indications vérifiés)

 

Constructeur :                                                       Glenn L. Martin Company

Équipage :                                                                           7

Missions :                                                                bombardier moyen

Date du premier vol :                                                      25/11/40

Constructions :                                                            métallique

 

Dimensions

Envergure :                                                                  19,81 m

Longueur :                                                                   17,75 m

Hauteur :                                                                        6,05 m

Surface alaire :                                                            48,12 m²

Charge alaire :                                                                228 kg/m²

 

Masse

Masse à vide :                                                             11 476 kg

Charge utile :

Masse totale avec armement :                                  16 783 kg

Masse maximale en charge :                                     17 328 kg

 

Performances :

Vitesse maxi :                                                            454 km/h

Vitesse de croisière :                                                338 km/h

Vitesse ascensionnelle :                                      365,4 m/mn

Autonomie :

Plafond :                                                                      7 200 m

Distance franchissable :

Altitude de croisière :

Rayon d’action :                                                       1 850 km

 

Armement :

 

Fixe :                                                    11 mitrailleuses de 12,7 mm.

En soute :                                                      1 814 kg de bombes.

 

Communication radio :

 

 

Moteur

 

Marque :                                                           Pratt & Whitney

Nombre :                                                                  2

Type :                                                              R 2800-41 Double Wasp

Configuration :                                              18 cylindres en double étoile

Refroidissement :                                                  air

Suralimentation :                  compresseur volumétrique 2 vitesses  à commande manuelle

Puissance normale au sol :                               1 620 ch.

Puissance max :                                                 2 100 ch.

Puissance en surcharge :                                  2 000 ch.

Equivalent puissance :

Régime de l’hélice :

Alésage :                                                         146,05 mm

Course :                                                           152,40 mm

Cylindré totale :                                                   46 litres

Taux de compression :                                         6,65 :1

Poids à sec :                                                        1 073 kg

Diamètre :                                                             1,342 m

Longueur :

Hauteur :

Carburant :

 

Hélice

Marque :

Type :

Nombre de pales :                                              3

Diamètre :

 

 

Autres photos :

 

Photo 7 img268    

     7 - Un B-26 de transport après mai 1945, il est codé AAF.  

 

Photo 8 img269

8 - Un appareil avec dessus peint en vert (DR)

 

Photo 9 img270 (2)

9 – Martin B-26 Marauder du GB 2/20 « Bretagne » probablement à Bron  (DR)

 

Photo 10 img270 (3)

10 – Un B-26 de la version B code 117851 (41-17851) camouflé, cet appareil servait à l’entrainement des équipages, probablement à Telergma (ECPA)

 

Photo 11 File0100

11- A Bron en 1945 un Marauder de transport avec ses passagers.

 

 

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Published by Avions de la Guerre d'Algérie - dans Avion
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commentaires

GEORGETTE Michel 17/04/2016 18:46

Bonjour. En Août 1945, Ma mère et ses quatre enfants dont j'étais l'ainé, avons été rapatrié en France à bord d'un B26, d'Alger à Marseille. Ma mère avec les 2 plus jeunes ainsi qu'une

thierry cugnot 28/02/2016 19:23

Oui c'est vrai j'ai oublié le bonjour et le merci. Mais je ne voyais pas si mon message était parti ou pas. J'ai vu après coup que le premier était parti. En tout cas merci de votre réponse. Mais après la guerre, il n'a jamais piloté de B.26. Les avions qu'il avait piloté étaient quand même des avions très techniques et puissants, et je pense que piloter des JU 52 ne devait pas être enthousiasment.

Avions de la Guerre d'Algérie 29/02/2016 09:54

Pouvez vous me donner votre adresse mel a
aviation@dbmail.com
J'ai des réponses

thierry cugnot 28/02/2016 17:25

Mon père Cugnot Georges a piloté des B26 Marauder au Maroc, sans doute en formation sur cet avion. Mon père était au 1/22 à Rabat, car son escadrille d'origine , le GR 1/52 de reconnaissance sur Potez 63 et Bloch 174 avant l'armistice de juin 40, avait été dissout en 42 au Maroc. En 46 ou 47, il est muté à Pau, base 119 et il pilotait des Junker 52(Toucan) et faisait essentiellement du largage de parachutistes. Je ne trouve pas d'historique et de docs concernant cette base, et le nom ou N° de l'escadrille. je me demande aussi comment on peut passer de Bloch, Potez, Marauder, Glenn Martin(2 missions sur Gibraltar le 25/10/40 et le 18/06/41) et piloter des Ju 52. Si quelqu'un a des infos, je prends. On peut aussi lire un compte rendu de mission que mon père avait faite en mai 40 vers Cambrai sur internet. Il suffit de taper: sergent chef Cugnot et vous aurez ce récit.

thierry cugnot 28/02/2016 16:08

Mon père Cugnot georges à piloté des B26 marauder pur se former sans doute. Il était au 1/22 au maroc après dissolution du 1/52 sur Potez 63 et Bloch 174 en France. Par contre après la guerre il a été muté à Pau à la Base 119, sur Junker 52 pour larguer les paras. Mais je ne trouve pas d'historique de cette base et pas de docs. Pouvez vous m'expliquer comment on peut passer de Glenn Martin(deux missions contre Gibraltar) puis du B26 marauder à des Toucan. ?

Avions de la Guerre d'Algérie 28/02/2016 16:18

Donc votre père était qualifié comme pilote de bimoteur, , donc pas de problèmes pour le Ju 52 (AAC1).les B-26 après guerre étant des avions d e transport de personnel pas étonnant qu'il ai piloté des Toucan...
Il semble pourtant que la base de Pau ai été étudié, il faudrait passer une demande de renseignement sur Aeroforum.
Je pense que la demande ci-dessus serait certainement l'objet de nombreuse réponses, mais attention n'oubliez ni Bonjour, ni merci...

Menier 25/01/2016 10:09

Le dernier Marauder français repeint et quasiment vendu, mémoire oubliée, cela n'émeut personne ?

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  • Déjà ancien dans l'histoire de l'Aviation, j'ai écrit de nombreux article dans diverses revues depuis 1968 et publié trois livres, un sur les autogires, un sur le Loire 45/46 et un sur le Bloch 174 ces deux derniers livres sont épuisés).
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