Dimanche 27 mai 2012 7 27 /05 /Mai /2012 14:53
 
 
 
Nous avons ouvert ce blog le 19 avril 2008, nous arrivons à notre quatrième anniversaire et nous avons dépassé les 197 000 visites. Merci à tous... Nous n'espérions pas intéresser autant de monde en seulement quatre ans ! Merci à vous tous...
 
Mise à jour le 27 mai 2012
 
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    Vous avez dit Marsupilami !
 
 
           Nous sommes en pleine manie du Marsupilami, mais savez-vous que cet animal aurait pu être l'insigne d'une ERALA, la 11/72. Cet insigne, peint sur un seul appareil, celui du sergent-chef Pierre Fournier, avait été proposé comme insigne de l'unité, mais cela ne s'est pas fait et seul l'avion de Pierre Fournier le porta un temps.
Je l'avais dessiné il y a bien longtemps (en 1975) pour le n° 1 du volume 9 de Camouflage Air Journal.
 
Vous pourrez voir la photo de l'avion avec cet insigne dans la page T-6 de ce blog.
   
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img370 (2)
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Merci de poster vos commentaires, vos informations, vos rectifications ou vos photos sur ces divers articles ou aéronefs à :
 
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Nos prochains articles :
 
SNCASO SO 4050 "Vautour IIN"
Vickers " Wellington"
 
Nous avons aussi retrouvé un certain nombre d'appareils qui ont volé en AFN avant 1954 et nous allons les publier peu à peu. Ce sont les :
 
Douglas SBD Dauntless
Bell P-39Q (?)
Bell P-63 C Kingcobra (retiré en 1949)
Supermarine Spitfire (retiré fin 1951)
Hawker Hurricane (CIC)
De Havilland DH 98 Mosquito (jusqu'en 1952)
Piper L-4 (Alat)
Avro Anson (Marine + AA)
Supermarine Walrus (retiré en 1950)
Dornier Do 24 T (hydravion Marine, retiré en 1953)
Bloch 175 (Marine basé à Agadir, puis Lartigue)
Vultee BT-13 (?)
Dewoitine 520 (CIC)
Et peut-être d'autres appareils si vous nous les indiquez.
 
Toute aide serait la bienvenue...
 
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Et aussi...
Nous avons commencé la publication des souvenirs (un peu condensés et illustrés de quelques photos) d'un ancien pilote élémentaire de réserve (PER) et d'un pilote appelé de l'ALAT. Nous attendons des textes d'autres témoins de l'aviation pendant cette guerre d'Algérie, pas obligatoirement des pilotes.
 
Vous pouvez nous contacter
img317
img242.jpg img243.jpg
Deux photos souvenirs d'Algérie, juste pour la mémoire (DR).
     
 
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Remerciements :
 
- à Patrice Gaubert , Olivier Bernaert, Patrick Marchand et Jacques Davy qui nous ont autorisés à illustrer nos petits articles avec leurs magnifiques profils.
 
- à Jean Berniau, Jean Binet, à Pierre-Fernand Lacroix et à beaucoup d’autres qui nous ont envoyé et continuent de nous faire parvenir de nombreuses et magnifiques photos pour illustrer des articles anciens ou à venir. Certains l'ont fait il y a de très nombreuses années, et j'ai souvent, hélas, oublié leurs noms.
 
- à Liberto Gil, et aux autres anciens qui nous ont envoyé de nombreuses photos, commentaires et renseignements, pour illustrer ou compléter des articles déjà publiés ou à venir.
 
- Remerciements aussi à Jean Binet et à ses amis des PER qui nous ont envoyé, et continuent de nous faire parvenir de nombreux textes et des photos sur leur histoire.
   
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Si vous désirez être tenu informé de nos nouveaux articles, vous pouvez vous abonner à la newsletter.
 
 
Parutions :
 
Livres sur la guerre d’Algérie.
Nous n’avons pas la prétention de recenser tous les livres sur la guerre d’Algérie mais seulement de vous en faire connaître certains, publiés par nos amis, souvent à compte d’auteur, et introuvables en librairie.
Nous ne nous engageons pas sur le fond ni sur la qualité des livres, nous désirons seulement vous faire connaître leur existence alors que souvent ils demeurent inconnus, malgré l’intérêt qu’ils représentent pour l’histoire.
Comme nous le savons tous, le vécu des combattants d’Algérie était toujours différent, donc le témoignage de tous est intéressant pour l'histoire.
 
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Nouveauté 2012
   
 Patrick-Charles Renaud a le plaisir de vous annoncer la sortie de son dernier livre
"Guerre d'Algérie - Une génération sacrifiée"
(50 ans après, des appelés et rappelés témoignent) . Bouquin Renaud
     
Dédicace(s) personnalisée(s) uniquement sur demande - Merci de le préciser et de communiquer les éléments.
Patrick-Charles RENAUD
113, Avenue Foch
54270 Essey-lès-Nancy
Tél. : 03.83.20.13.38
     
Cet ouvrage comprend essentiellement des récits d’appelés du contingent, récits très équilibrés et très près des réalités de l'époque, pour nous appelés.
Jacques Moulin
 
 
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Les ouvrages sur les aéronefs en AFN par l'ami Alain Crosnier.
 
Alain Crosnier est un ancien journaliste aéronautique à qui nous devons de nombreux livres et articles et qui travaille depuis longtemps sur les aéronefs utilisés en AFN.
Il fut le rédacteur en chef du magazine AIRFAN.
Il a publié récemment trois ouvrages : un sur les avions de l'Armée de l'Air, de l'ALAT (avec Pierre Jarrige) et de la Marine en AFN. Ces ouvrages, rapidement épuisés, ont été réimprimés et sont de nouveau disponibles depuis mai 2011. Vous pouvez les commander à l'adresse indiquée plus bas.
 
File8079 WEB
 
 
Prix : 28 €, port gratuit métropole.
 
Ouvrage à nouveau disponible.
Et un autre avec Pierre Jarrige sur les avions de l'ALAT
     
Bouquin-ALAT Crosner-Jarrige WEB
Ouvrage à nouveau disponible.
Et maintenant sur les avions de l'Aviation navale en AFN.   (1945-1963) .
Pub Crosnier WEB
   
Et maintenant sur les avions de l'Aviation navale en AFN  (1945-1963).
 
Un document de 93 pages, avec plus de 320 photos noir et blanc sur les moyens aériens mis en œuvre par l'Aéronautique Navale au Maroc, en Algérie et en Tunisie lors des opérations de maintien de l’ordre. Tableaux des unités engagées.
 
Prix : 28 €, port gratuit métropole.
 
A commander chez l’auteur :
Alain Crosnier
 20, rue de Bel Air
 37230 Fondettes
 
Vous pouvez aussi trouver des informations complémentaires sur ces livres avec les liens suivants :
 
 
 

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UN DVD
 
"Concerto pour deux mémoires"
 
UN FILM DE MEHAD M’BAREK ET DE REDJALA HOCINE
 
File8098 WEBC'est la première fois depuis la fin de la guerre d'Algérie, le 19 mars 1962, qu'un documentaire historique franco-algérien est réalisé par une équipe de jeunes réalisateurs passionnés.
 Ce film, objectif et sans esprit polémique, retrace le vécu de deux écrivains : Michel Teyssot, appelé du contingent et Salah Mekacher, ancien secrétaire au P.C. de la Wilaya III.
La réalisation par Menad M'Barek n'était pas évidente car, même après plus de 50 ans, ce sujet reste tabou.
Ce documentaire est composé d'un mélange audacieux d'archives filmées en 1960 par Michel Teyssot et du témoignage de ces deux hommes.
Cette œuvre sans animosité est une réussite et ne laissera personne indifférent. Les superbes paysages de la Kabylie vous séduiront.
Prix 18 €
Pour commander
Ce DVD peut être commandé à l’ASFATO 26, av. F. Mitterrand 69500 BRON.
Renseignements par courriel: michel.teyssot@sfr.fr
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Les livres de notre ami Michel Teyssot
   

Michel Teyssot a écrit, co-écrit ou édité à compte d'auteur plusieurs ouvrages de témoignage sur la guerre d'Algérie :

 

« L’espoir de Revivre ». Ni haine ni oubli… Récit de son aventure algérienne.

 

«Récit de son aventure algérienne.
c Pub. L-Espoir de 1
"L'Espoir de Revivre ": 25 euros port compris
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 File6286 WEB« J’étais à Souk el T’nine » de Bernard Archer témoignage recueilli par Michel Teyssot.

"J'étais à Souk El T'Nine" 15 euros port compris
un recueil de photos sur la Kabylie en Guerre.
  



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« Mon Album de la Kabylie »
   
     

C mon album de la kabylie WEBDes anciens soldats de la guerre d’Algérie ouvrent leur mémoire pour raconter 50 ans après leur guerre d’Algérie avec leurs photos.

 

Toutes ces photos nous replongent dans la vie quotidienne et l’existence intime de lointain passé, toujours présent dans la mémoire de chacun d’entre nous.

Ce retour en images sur cette douloureuse période nous en dit plus qu’un long discours.

Cet album est un hommage à la mémoire de tous les Chasseurs Alpins et tous les autres camarades des unités qui se sont éteints sur cette terre d’Algérie souvent après de pénibles et longues souffrances.

C’est volontairement et par respect de tous les morts de ce conflit qu’aucune photo d’horreur n’a été sélectionnée pour cet album.

Chaque ancien, « perdu » dans le bled en Kabylie ou d’autres régions, se reconnaîtra tout au long de ces pages.

Le général Pierre André, président national de l’amicale du 7e B.C.A., depuis décédé et Michel Morchoisne, vice-président de l’U.F. de la Savoie, ont permis la réalisation de ce document historique avec l’aide des photos d’anciens militaires et d’appelés du contingent.

C’est bénévolement que le chasseur Michel Teyssot, spécialiste d’ouvrages sur la guerre d’Algérie, a réalisé cet album au profit des Diables Bleus de la région lyonnaise.

 C’est un livre de 286 pages (300x210) avec de belles photos souvent inédites.

Son prix exceptionnel : 20 € (+ 6 € de port).

 

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couverture mes 20 ans« Kabylie mes vingt ans sacrifiés » recueil d’un témoignage de Pierre Strupowiec recueillit par Michel Teyssot.
     
"Mes 20 ans sacrifiés" 13 euros port compris


Ces ouvrages ne sont pas en vente en librairie.
Pour commander
Tous ses livres et le DVD peuvent être commandés à :
ASFATO 26 av. F. Mitterrand 69500 BRON.

Renseignement par Courriel: michel.teyssot@sfr.fr

     
 
   
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Par Avions de la Guerre d'Algérie - Publié dans : Divers - Communauté : Aviation
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Samedi 26 mai 2012 6 26 /05 /Mai /2012 18:11

 

File5565_WEB.jpg

 

Le SNCASO SO 4050 Vautour

 

© Jacques Moulin 2012.

 

 

 

V2N 30OE 338

  V2N 6QA 306

Le SO 4050 Vautour était un appareil issu du développement du prototype SO 4000. Il avait été conçu pour plusieurs usage notamment la chasse et l’attaque. C’était donc un avion multi-rôles biréacteur de conception et de construction entièrement françaises, conçu par la SNCASO au début des années 1950. Il a été construit à 140 exemplaires, dont 30 exportés vers Israël. Les derniers Vautour ont été retirés du service à la fin des années 70.

 

Photo-3-Vautour du Neu-Neu a Oran

 

 Vautour II N n° 306 du Normandie-Niemen en vol au-dessus d’Oran (DR)

 

C'était un appareil assez peu gracieux, avec une voilure médiane en flèche et deux réacteurs fixés dans des pods sous les ailes et un train monotrace avec balancines.

Il fut décliné en trois version : le Vautour A pour l'attaque, le B (biplace) pour le bombardement et le N, biplace également, pour l'interception et la chasse tout-temps.

Une trentaine de Vautour dont l’Armée de l'Air n’avait plus besoin ont été vendus à Israël qui, en 1960, cherchait à remplacer ses Mosquito. Ils joueront un rôle actif quelques années plus tard lors de la Guerre des Six Jours.

 

 Photo 1 img460

  Vautour II BR septembre 1978. (Photo Boisselon)

 

 

Conception

 

Au début des années 1950, l'Armée de l'Air française émet une demande pour un chasseur lourd propulsé par deux réacteurs SNECMA Atar. Ayant travaillé sur un projet de bombardier finalement abandonné, Jean-Charles Parot, de la SNCASO, en propose un dérivé de taille inférieure avec les réacteurs installés sous les ailes, une soute ventrale pour l'emport d'armement, 4 canons de 30 mm. L’avion avait une très bonne autonomie et une vitesse maximale supérieure à 1.000 km/h.

Le projet est accepté en 1952 et trois versions sont commandées :

Vautour II A : avion d'attaque au sol (monoplace).

Vautour II N : chasseur tout-temps (biplace en tandem).

Vautour II B : bombardier (biplace, avec un navigateur-bombardier installé à l'avant du nez transparent).

Le premier prototype, un Vautour II N, fait son premier vol le 16 octobre 1952 avec des réacteurs Atar 101 B. En juin 1953, il reçoit des Atar 101 C et dépasse le mur du son en piqué. Le prototype du Vautour II A décolla pour la première fois le 16 décembre 1953, et celui du Vautour II B le 5 décembre 1954. Ces prototypes sont suivis par 6 exemplaires de présérie équipés de réacteurs Atar 101 D puis Atar 101 E.

Le premier vol eut lieu le 5 décembre 1954 avec l’équipage : Charles Goujon, pilote, Michel Retif, mécanicien-navigant.

 

Photo 2 img459

  Deux Vautour II N (DR)

 

Carrière

 

Après quelques modifications, la production en série est lancée et le premier Vautour livré officiellement en mai 1956. La commande initiale de 300 exemplaires est finalement réduite à seulement 140 fin 1958. L'Armée de l'Air française réalise rapidement qu'elle n'a pas besoin du Vautour II A et, après les avoir utilisés pour l'entraînement de ses pilotes, les propose à l'export.

Une partie des Vautour II B français est modifiée pour être également capable d'effectuer des missions de reconnaissance (Vautour II BR) et une autre pour la guerre électronique (Vautour II GE). Une soixantaine d'avions sont révisés et modernisés entre 1967 et 1971. Les derniers Vautour sont retirés du service en décembre 1978, seuls quelques exemplaires restants seront utilisés pour le remorquage de cible ou des essais de radar.

 

Photo-4-Vautour en presentation a Chateaudun 2003 WEB

 

 Vautour II B n° 615 conservé à Châteaudun pris en 2003. (Photo Jacques Moulin)

 

En avril 1957, Israël achète 19 Vautour II A, 4 Vautour II N et 8 Vautour II B. Ces avions sont livrés entre août 1957 et mars 1959. Les Vautour israéliens subissent plusieurs modifications durant leur carrière dont en particulier l'adaptation d'un certain nombre d'entre eux à des missions de reconnaissance. Ils sont retirés du service en 1971 pour la plupart, certains restants utilisés encore quelques mois en 1972.

 

 

Photo-5-Th.Matra- 367 (3)

 

  Vautour II N n° 313 de la 30ème escadre. (Archive Thierry Matra).

 

 

Engagement

 

Lorsqu’en 1960 les SNCASE « Mistral » furent jugés au bout du rouleau, il fut décidé que la chasse tout-temps serait équipée de Vautour II N.

En octobre 1960, les premiers Vautour équiperont l’escadron « Normandie-Niemen » qui fut le dernier escadron de la 6e EC à laisser leur petit monoréacteur « Mistral » et à être transformés sur le nouveau biréacteur de chasse tout-temps, le Vautour II N.

 

Photo-7-Vautour n°620-Cristescu

 

 Vautour lors d'une porte ouverte (Photo Michel Cristescu)

 

 

En octobre 1960, les besoins d’avions de chasse de nuit étant principalement pour la protection des trois départements d’Algérie les premiers Vautour IIN rejoindront Oran-La Sénia et, le 28 du même mois, le Normandie-Niemen prenait la désignation d'ECTT 26 (ECTT = escadron de chasse tout-temps).

C’est donc à partir de cette base et aussi d’autres bases algériennes que ces appareils pouvaient être déployés, la mission du 2/6 était alors de fournir aux trois secteurs de défense aérienne d'Afrique du Nord les moyens aériens tout-temps pour la police du ciel. Les équipages de V2N exécutent également des missions de reconnaissance armée sur le barrage algéro-marocain ainsi que des sorties dans le cadre du maintien de l'ordre. Le 1er mars 1962, en quittant Oran, l'ECTT 2/6 Normandie-Niemen change de numérotation pour prendre celle d'ECTT 2/30 en rejoignant la base d'Orange.

 

Photo-6-Vautour IIBn°621 Istres 1979

Vautour II B n° 621 codé 92-AM, Istres 1979. (Photo Jacques Moulin)  

 

Autres caractéristiques

 

Malgré son allure massive, le Vautour était très manœuvrable et agréable à piloter. Sa fabrication mit en œuvre des techniques avancées pour l'époque : collage métallique et emploi de matériaux de type nid d'abeille. Son train d'atterrissage était un train monotrace composé de deux diabolos en tandem sous le fuselage et de deux roulettes dans les nacelles des réacteurs.

 

© Jacques Moulin 2012.

 

 

Caractéristiques :

 

Constructeur                                        SNCASO

Premier vol                                          16 octobre 1952

Mise en service                                    1958

Date de retrait                                     1978

Nombre d’appareils construits 140

Équipage                                             1 (Vautour II A) ou

2 (Vautour II N et II B)

Motorisation                                        2 turboréacteurs SNECMA Atar 101 E

Envergure                                            15,10 m

Longueur                                             17,36 m (II A)

17,55 m (II B et II N)

Hauteur                                                 4,94 m

Surface alaire                                       45 m²

Masses À vide                                     10.000 kg

Masses Avec armement                       environ 17.000 kg

Masses Maximale environ                    20.000 kg

Vitesse maximale                                 1.000 km/h (Mach 0,94)

 

Performances

 

Plafond                                               15.240 m

Vitesse ascensionnelle                          3.600 m/min

Distance franchissable                          entre 1.000 et 1.200 km.

 

Armement

 

Interne : 4 canons de 30 mm et 3.000 kg de charge en soute interne (bombes, roquettes, réservoir).

Externe : 4.000 kg de charge (bombes, roquettes, missiles, réservoirs, etc.)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Avions de la Guerre d'Algérie - Publié dans : Avion - Communauté : Aviation
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Lundi 7 mai 2012 1 07 /05 /Mai /2012 10:30

 

File5565_WEB.jpg

L’école de chasse de Meknès 1943/1961.

 

© Jacques Moulin 2012.

 

 

 

img422 (2)

   Très bonne photo d'un Spitfire IX S/n PV 343 à moteur Merlin 66 affecté à la BA 708 le 5/10/49. Remarquer le Caudron Simoun au second plan (Photo Guinet).

 

    img482-copie-1L’Algérie et le Maroc ayant été libérés en novembre 1942, les besoins de l’Armée de l’Air reformée devenaient très importants, aussi bien en pilotes qu’en matériel et, si les Alliés pouvaient nous fournir du matériel, les pilotes manquaient. Il devenait donc urgent de former le plus possible de pilotes.

Un certain nombre de pilotes, notamment les élèves des écoles françaises (Istres, Royan, etc.) avaient été repliés en AFN en juin 1940, souvent à moitié formés (la formation était arrêtée, toutes les écoles avaient été fermées en métropole en 1940, depuis une année l’Ecole de l’Air de Salon de Provence était repartie, mais sans grand moyens). En AFN il restait donc depuis 1940 des pilotes qualifiés mais n’ayant que très peu volé, d’autres  presque entièrement formés mais qui n’avaient pas pu approcher d’un avion depuis deux bonnes années. Pourtant, sans que nous sachions pourquoi ni comment, un certain nombre de ces élèves pilotes étaient restés mobilisés en AFN et ils devaient être remis à niveau. Il devenait évidemment urgent de les former ou de les transformer sur avion d’arme avant de leur confier un avion moderne pour aller au combat.

 

 

img712

    Un Hurricane, version armée avec 4 canons, à l'atterrissage sur la base de Meknès (Archives Moulin DR).

 

Pour cela une section « Chasse » fut créée à Marrakech en avril 1943, section chargée de la remise à niveau des pilotes déjà formés. Une première escadrille fut créée, elle était équipée de Curtiss H.75 A (P-36 sur les carnets de vol) rescapés des unités qui s’étaient repliées en AFN pour la « défense de l’Empire ». Mais la cannibalisation est très importante, les pièces détachées sont vite épuisées, les avions sont bien fatigués mais aussi heureusement particulièrement solides.

 

img409 Hurricane (2)

    Quatre Hurricane de version de marquage et d'armement différent à Meknès en 48/49. Le militaire est M. Guinet , vous pouvez remarquer au fond les Spitfire (Photo archives Guinet).

 

En juillet 1943, une seconde escadrille est constituée toujours équipée de H.75. A la fin de juillet la « section chasse » devient « division chasse » et les programmes de formation sont établis mais restent succincts. Il faut dire que les niveaux des élèves étaient très disparates.

Mais comme l’école cohabite sur le terrain de Marrakech avec des unités US, cela oblige à l’utilisation du terrain de Sidi Zouin assez proche mais particulièrement sommaire.

Les appareils sont récupérés de partout et les AIA travaillent sans relâche. Rapidement, les H.75 A sont remplacés à la 2e escadrille par des Dewoitine D.520 remis en état, les appareils récupérés sont utilisés par la première escadrille. En novembre 1943 la réception d’une douzaine de A-24 « Dauntless » permet la constitution d’une 3e escadrille permettant la formation sur avion à double commande des pilotes ne pouvant pas être lâchés sur des monoplaces. En décembre 1943, le terrain de Marrakech étant très occupé par les avions alliés, il est décidé de transférer l’unité à Meknès, au nord près de Fès. Cela fut effectif en janvier 1944. Il est à noter que des terrains annexes étaient alors utilisés, notamment Kasba-Tadla, situé à environ 300 km au sud de Meknès.

 

Dès 1943 un certain nombre de pilotes qui ne pouvaient pas être formés assez rapidement en AFN furent transférés dans des écoles aux USA avant de revenir se transformer à la chasse à Meknès.

 

 

Meknès P.40 a l'attérissage. Biancotti

 

Un Curtiss P-40 à l'atterrissage à Meknès fin des années 40 (Photo Bianccotti)

 

Photos Matra-Huricane 003 (2)

Un Hurricane au parking (Archives Jacques Moulin DR)   

 

Les quelques unités opérationnelles stationnées en AFN et qui restaient encore équipées de D.520 reçurent de nouveaux types d’appareils et tous les Dewoitine seront alors affectés à l’école de Meknès.

Lors de son transfert en janvier 1944 la « division chasse » possède 108 appareils de divers types outre ses appareils H.75, D.520 et A-24. Elle regroupe de nombreux appareils qui étaient présents en AFN, NAA-57, MS 230 et 315, Stinson, Caudron Simoun, quelques Stampe, etc.

Avec ce déménagement l’école a changé de nom et est devenue « Centre d’Instruction à la Chasse » (CIC)

En février 1944 une 4e escadrille est créée, escadrille qui servait aussi bien aux servitudes qu’à l’enseignement au PSV avec notamment des UC 78.

A partir de mai 1944 les récupérations d’appareils ne se font plus seulement avec des appareils survivants de l’aviation de 1940 mais aussi avec des avions alliés plus ou moins réformés. C’est alors qu’arrivent des Hawker Hurricane, des Curtiss P-40, des Bell P-39 puis quelques Spitfire et Republic P-47. Evidemment ce ne sont pas des appareils neufs mais des avions de seconde main, souvent inaptes au combat.

 

img450 (2)   Vultee BT-13 à Meknès. (DR).

Les appareils sont usagés mais il est quand même possible de récupérer des pièces de rechange. C’est grâce à cela qu’une unité chargée de l’entraînement à la chasse, le Centre de Perfectionnement à la Chasse (CPC), est créée à Meknès auprès du CIC.

 

En mars 1945 se crée une 5eescadrille qui récupère les D.520 qui voleront jusqu’en 1946, l’escadrille n° 2 est équipée de Hurricane et la n°4 de Curtiss P-40. L’escadrille n° 1 remplace peu à peu ses Curtiss P-36 (H-75A) par des Curtiss P-40. Après leur retrait les H.75A sont regroupés à Cazaux en juin 1946. De son côté la 3e escadrille est équipée de A-24 et de BT-13

 

En janvier 1947, le Centre d’Instruction à la Chasse (CIC), fusionne avec le Centre de Perfection à la Chasse (CPC) et prend l'appellation toujours en vigueur d'« Ecole de Chasse » et reçoit comme nom de baptême "Christian Martell". Commandée par le lieutenant-colonel Ezanno, elle est alors équipée de Republic P-47 D « Thunderbolt », de Supermarine « Spitfire » Mark V et IX, de Hawker « Hurricane » Mark II S, de Bell P-39 « Airacobra », de Curtiss P- 40 « Kittyhawk », de Douglas A-24 « Dauntless » et de Vultee BT 13.

 

 

 

 

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Trois Douglas A-24 au parking de Meknès. Les appareils portent l'insigne (Photo Guinnet)

 

Puis plus tard quand l’industrie aéronautique française eut repris son travail de fabrication d’appareils ce fut l’arrivée des avions légers et des avions-écoles fabriqués en France notamment des Morane-Saulnier, des SIPA, des SNCAN. Parmi ces appareils certains construits par les entreprises françaises étaient d’origine allemande et cette dotation hétéroclite fut très largement complétée par des North American AT-6 D, SNJ et Harvard.

 

Il faut attendre 1951 pour voir arriver à l'école de chasse les premiers réacteurs, les TF 80 C « Shooting Star ». Leurs dérivés, les T-33A (T Bird) joueront un rôle important au sein de cette unité. En juillet 1953, les Vampire arrivent à leur tour.

 

Le 1.000e brevet est décerné le 31 octobre 1953.

 

C’est à la fin de 1951 que les premiers T-33A arrivent à l’Ecole de Chasse. La dernière promotion formée sur Spitfire sera brevetée en 1952 et, dès 1953, toute l’instruction finale se fera sur avions à réaction.

 

 

 

 

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 Equipage devant un T.6, probablement à Meknès. (DR)

  

  A la fin de cette même année 1953, les cinq escadrons de l'école sont respectivement baptisés "Jean Maridor" (1er) "Henry Jeandet" (2e), "Henri Arnaud" (3e), "Marin la Meslée" (4e) et "Marcel Lefèvre" (5e).    

Les MD 450 Ouragan s'intègrent à la flotte en début 1957.    

Peu à peu l’école devint un excellent pôle de formation, la météo locale étant un atout permettant le vol sans trop de limitations météorologiques.    

Avec l’indépendance du Maroc, il fallut songer à transférer l’école en métropole. Le 31 mai 1961, l'école de chasse quitte Meknès et vient s'implanter à Tours sur la base aérienne BA 109 avec ses T-33A et ses Ouragan. En août 1961, les Mystère IV A nouvellement affectés font de la "60 C" la première promotion "Mach 1".   

 

L’école de chasse de Tours est toujours active avec ses Alphajet mais cela est une autre histoire.

 

    © Jacques Moulin 2012.

 

 

 

Pour ce texte nous avons utilisé (entre autres) un ouvrage édité en 1986 par la Base de Tours : « GE-314 Ecole de Chasse Christian Martell » ouvrage collectif sous la direction d’Eric Moreau, édité et imprimé par la base.

 

 

 

Nous remercions MM. Guinet, Guyot et Biancotti pour leurs photos rares et inédites et leurs renseignements et Monsieur Guy Brenier pour son travail de correction.

 

 

 

 

Vampire (2) 

Appareils successivement utilisés à l'école de chasse de Meknès:

Liste non exhaustive a compléter.

 

Morane Saulnier 315                     1943 à

Morane Saulnier 230                     1943 à

Stampe SV-4                                    1943 à

Cessna UC-78                                  1944 à

NAA 52                                             1943 à

Caudron Simoun                             1943 à

Caudron Goéland                           1943 à

Curtiss H 75 A (P-36)                      d'avril 1943 à juin 1946

Dewoitine 520                                de l'été 1943 à janvier 1946

Douglas A 24 Dauntless                de novembre 1943 à 1952

Hurricane Mark II S                        de mai 1944 à août 1948

P-40 Kittyhawk                                 de mai 1944 à fin 1948

P-39 Airacobra                                  de juin 1944 à janvier 1951

P-47 D Thunderbolt                         de juin l944 à novembre 1949

Spitfire Mark V                                de juin 1944 à 1949

Vultee BT 13                                    de mars 1945 à 1951

Miles M 25 Martinet                      de 1946 à 1948

Miles Master II                                de 1946 à 1948

Spitfire Mark IX                               de 1947 à 1952

Tiger Moth                                       courant 1947

MS 472 Vanneau                             début 1949 puis d'octobre 1950 à 1954

T-6 D/T-6G                                          de fin l950 à juillet 1954

MS 475 Vanneau                             5 d'août 1951 à juillet 1954

T-33 A "T Bird" (à l'origine TF 80C Shooting Star) du 4 octobre 1951 au 12 novembre 1981

DH 100 Vampire                              de juillet 1953 à 1959

MD 450 Ouragan                             de mars 1957 à février 1958 puis de mars 1959 à 1962

CM 170 Fouga Magister                 de février 1957 à 1961

MD 454 Mystère IV A                     d'août 1961 au 5 septembre 1973

 

  Léziaud 1986 img720

Profile  de Léziaud 1986.   

 

 

Avion en dotation à Meknès

 

 Appareil                 6/46        4/48        5/49        10/50      8/52        6/54        1/55        10/56      1/57        6/58        1/59        1960

 

A.24                        26            30            27            20            11            Oui          0

 

BT.13                      6              10            8              10

 

Hurricane               12            0              0

 

P-40                        20            0

 

P-39                        16            15            15            25

 

P-47-D                     11            12            13

 

Spit.  Mk V              24            50            1

 

Spit. Mk IX              26            19            25            14            22

 

Miles M.25             6              6              0

 

Simoun                   0              2              0

 

Nord 1101                                              1              1              1

 

Goeland  0              2              1

 

T-33                                                                                       21            oui           43            25            40            40            40            35

 

T-6 divers                                                                              19            oui

 

MS 475                                                                                  29            oui

 

MS 472                                                   7              9              21

 

JU 52                                                                                     1              1              2                                                             1              1

 

DH  Vampire                                                                                         oui           106          100          110          70            70

 

MS 500                                                                                                 oui           1              1              1              1              1              1

 

Ouragan                                                                                                                                               30                                           63

 

Magister                                                                                                                                                              40            30            28

 

 

P40 01 Biancotti (2) Un A.24 a l'atterrissage à Meknès ( Photo Biancotti).

 

img439 (2)

 Un NAA 57 à Meknès.MENNETRET042 (3)+P39

Un P.39 à Meknès (DR) 

 

 A24B 42 54XXX 02Biancotti (1)

 Un A.24 à l'atterrissage remarquez les frein de piqué en partie sortis. (Photo Biancotti)

 

 

 ms315 Meknès

 

 

 

 

 

Par Avions de la Guerre d'Algérie - Publié dans : Unité - Communauté : Aviation
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Mercredi 2 mai 2012 3 02 /05 /Mai /2012 11:40

 

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Le SCAN 20

 

© Jacques Moulin 2012.

 

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Profil du SCAN 20 n° 5 de la 53.S à moteur Béarn. (C) Jacques Moulin.

 

 

 

Historique sommaire

 

 

 

Le S.C.A.N. 20 est un hydravion monomoteur quadriplace français très méconnu. Construit en petite série (25 exemplaires : 23+2 prototypes), il était destiné à l’école de pilotage de l’Aéronautique Navale et au tourisme. Il était construit par la société SCAN (Société de construction aéronavale de Port-Neuf à ne pas confondre avec la SNCAN ou Société Nationale de Construction Aéronautique du Nord) à La Rochelle (Charente-Maritime), usine fondée et dirigée alors par Léon Douzille.

 

C’est avec l’aide d’un autre ingénieur aéronautique, Bernard Deveze, qui était jusqu’à son arrivée à La Rochelle ingénieur, chef d’études aux établissements Potez à Méaulte, qu’il conçut le SCAN 20.

 

Le prototype avait été construit dans le secret, en 1941, en réponse à un projet de marché émis en 1940. La construction démarra avec l’accord tacite des autorités françaises et sans observations de la Commission d’Armistice.

 

Après l’invasion de la zone sud, l’usine située en bord de mer fut détruite volontairement par les Allemands sous le prétexte de défense de la côte contre les intrusions. Le proto n° 01 presque terminé et le 02, alors en construction, furent cachés dans des fermes différentes du nord de la Charente, cela leur permit de ne pas être pris dans les « poches de l’Atlantique » et d’échapper ainsi à la destruction.

 

 

 

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SCAN 20 n°5 sous la grue de Karouba (Tunisie) au deuxième plan un Dornier Do24T.

 

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 Aménagements de l'appareil (doc constructeur)

 

 

Etrangement c’est en août 1943 que le marché pour deux prototypes fut régularisé. Il portait le numéro 2113/43 en date du 22 août 1943. Les appareils restèrent dans leur refuge jusqu’à la Libération en août 1944. La construction du n° 02, qui était à peine débutée en 1943, avait continué dans des granges jusqu’à la Libération. Les deux prototypes étaient pratiquement terminés en 1944, mais les moteurs Béarn n’étaient pas encore livrés et, comme cet approvisionnement était du domaine de l’Etat, cela ne posait pas de problème pour la SCAN.

 

Le 17 octobre 1945 un marché pour 25 appareils fut passé, il portait le numéro 295/45.

 

Pourtant si la construction des hydravions va bon train, ce n’est pas le cas des moteurs Béarn. Si le premier prototype fut bien finalement équipé du moteur prévu, le prototype numéro 02 fut lui équipé de moteur Potez 8D de 320 ch, moteur également prototype, étudié pour le Potez 75 et destiné à être monté en propulsif. Le SCAN 20 n° 02 fut par la suite remis au standard « Béarn » en 1947 après les essais au CEV.

 

 

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 SCAN 20 n° ? 53S-10 à Karouba en 1952 (Archives Boisselon)

 

 

Finalement le prototype n° 01 qui effectua son premier vol le 6/10/1945, entra le 2 mai 1946 au CEV de Marignane, rejoint par le n° 02. Les essais sont menés par le LV Mauban, qui remarque de nombreux défauts de fabrication. Le n° 02 est aux essais à Hourtin en mars 1947, puis à Biscarosse.

 

La construction des appareils de série est, elle, effectuée à Argenteuil, la série sera fabriquée rapidement mais, faute de moteurs, les appareils sont immédiatement stockés. Les choses n’évoluent pas, les moteurs sont toujours en attente et cela dure pendant toute l’année 1948 et continue pendant les années 49 et 50. Les moteur Béarn ne seront finalement livrés que début 1951, avec plus de cinq années de retard. Le montage des moteurs sur les cellules se fait rapidement et, à la mi-mai 1951, six SCAN 20 ont été réceptionnés par la Marine et transférés à Saint-Mandrier.

 

A cette époque la SCAN traverse une passe difficile. Le patron, Léon Dauzille, se tue dans un accident d’avion. Il pilote un SCAN 30, dans les nuages il percute une montagne en Espagne en revenant d’une réunion d’affaires à Lisbonne en avril 1948. Le crash a lieu près du village de Pineda de la Sierra dans le massif de la Demanda, en Espagne.

 

La société continua d’abord en poursuivant la fabrication des hydravions (SCAN 20 et SCAN 30) puis, plus tard, reprit ses fabrications originelles dans les fermetures pour le bâtiment. L’usine disparut dans les années 1980.

 

 

 

 

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 SCAN 20 n°01 à Argenteuil en 1945.

 

 

Une bonne partie des appareils terminés et livrés à la Marine seront stockés à Aspretto en Corse, où ils seront malheureusement exposés à une humidité presque constante, ce qui produira des problèmes de pourrissement de la coque réalisée en bois.

 

Quelques appareils seront toutefois affectés à diverses escadrilles ou flottilles, d’abord l’escadrille 53 S basée à Karouba (Tunisie). En 1952 l’escadrille possède trois SCAN 20. Toutefois seul le 53.S.10 est connu en photo. Les SCAN seront réformés début 1954.

 

Une autre escadrille sera équipée de quelques SCAN. C’est la 33.S basée à Saint-Mandrier (dans la baie de Toulon). Les appareils ne volent que très peu, ils seront tous condamnés fin 1953.

 

Les autres appareils seront mis au rebut avant d’avoir été affectés dans une unité.

 

Le problème de pourrissement de la coque avait été découvert en partie sur les appareils affectés à la 53.S, qui avait décidé un renforcement de la coque, mais c’est lors d’un examen des appareils stockés à Aspretto, pour une éventuelle affectation, que l’étendue du désastre est révélée, les appareils seront tous réformé fin 1953 et début 1954.

 

 

Photo-4-img379

 SCAN 20 53S-10 en vol.

 

    Photo-10-img384

Voilà le constat de décès des SCAN 20, par le CF.Aragnol (1) en 1973 ! (texte publié dans le TU n° 123) :

 

Le SCAN 20 - Construits à la Rochelle, sous warrant (garantie) de l’Etat, avec des matériaux du temps de guerre, ils ont été victimes de deux erreurs de la Marine, dont la première s’ajoutait à une erreur de constructeur.

 

1) – Le moteur Béarn 6-D(…) exigeait un bon refroidissement, prévu pour voler à 250 à 300 à l’heure. Il était donc très handicapé sur une machine volant à 175 km/h. (2)

 

2) - Première erreur de la Marine : le S.C.Aéro, sans tenir compte de ces réalités, a exigé que les SCAN puissent hydroplaner depuis le slip de la BAN d’Hourtin jusqu’au milieu du lac… (et retour après vol) et on a dépensé beaucoup de temps, beaucoup d’argent, pendant que les avions s’abimaient, pour faire des carénages, mettre des turbines de ventilation forcée sur les GMP, entrainées par le moteur !!…alors que le SCAN 20, à coque amortie, n’avait pas été étudié pour Hourtin.

 

3) - Deuxième erreur marine : quand ces avions ont été réceptionnés, ils ont été très « mouillés » après des années de séchage (ils comptaient plusieurs années de stockage pendant les fameux essais ci-dessus). L’humidité a pénétré dans les bois et les a pourris. Il aurait fallu s’en servir rapidement, en donner deux ou trois par base : plus on « assouplit » les pilotes en leur faisant piloter des matériels différents, moins on a d’accidents par fautes de pilotage. On a stocké les SCAN à Aspretto… et quand on a voulu les remettre en service, ce nouveau séjour au sec de bois imprégné avait tout cassé ; une coupe à la scie a montré une sorte d’étoupe au lieu de quille et carlingues.

 

                                                  

 

Cet avis conforte bien l’avis assez général sur le moteur Béarn, et d’ailleurs tous les appareils qui ont choisi le moteur Béarn, ont rencontré des problèmes de livraison et de fiabilité. Le seul appareil construit en série en dehors des SCAN 20 était le MD 30, qui devint le « Flamant » et dont la motorisation pour la série se fit avec des moteur Renault.

 

 

 

 

 

Description technique :

 

 

 

Le S.C.A.N. 20 était un quadriplace 2+2 et avait été conçu pour répondre à une demande de la Marine émise en 1940 pour un petit hydravion d'entraînement et de liaison.

 

C’était un hydravion monoplan cantilever, aile haute posée sur le dessus de la coque. Le moteur était monté au-dessus de la cabine sur un chevalet, avec hélice propulsive.

 

La construction était réalisé en bois « densifié » et moulé, une technique nouvelle (peut-être mal maitrisée ?) pour l’époque. Le reste était classique, la voilure d’une seule pièce en treillis revêtu de contreplaqué de bouleau de trois millimètres d’épaisseur, le tout constituant un caisson indéformable pour un poids minimum.

 

La coque était constituée d’une armature continue avec des couples classiques revêtus de contreplaqué.

 

Le moteur était monté sur un chevalet par l’intermédiaire de quatre amortisseurs.

 

Le radiateur d’huile était monté à l’avant du fuseau moteur, le refroidissement des cylindres pouvait être augmenté par un ventilateur qui aspirait l’air à travers le radiateur d’huile et le refoulait par des couloirs à travers les ailettes des cylindres.

 

Un autre ventilateur concentrique à l’hélice était commandé directement par le moteur et celui-ci aspirait l’air à travers le même circuit.

 

Quelque modifications visibles furent apporté au prototype : dérive agrandit et modifié, casserole d’hélice, haubans renforcé etc.

 

Photo-12-img386

SCAN 20 n°02 Moteur Potez 8D. 

 

 

    Photo-5-img380

Conclusion du CEV sur le SCAN 20. (2)

 

 

 

Les essais effectués au CEV ont été assez complets pour permettre de porter un jugement motivé sur le SCAN 20 muni du moteur Potez 8D.

 

Ce moteur étant prototype et n’ayant pas été monté sur la série, il n’y a pas lieu de porter de jugement sur le GMP. On doit cependant signaler que son fonctionnement excellent a facilité les essais.

 

L’appareil lui-même s’est montré, robuste bien que des mises au point et renforcement de détails aient été nécessaires au cours des essais. Par contre son entretien s’est avéré délicat et on peut lui reprocher de manquer de rusticité. D’autre part la construction en bois, si elle présente d’incontestables qualités de facilité de réparation entraine une sensibilité aux éléments atmosphérique (hydrométrie, température, soleil) qui limitera peut-être l’utilisation coloniale de cet appareil. Aucun essai n’a d’ailleurs été effectué en ce sens.

 

Les essais ont montré de bonnes qualités de vol, et une grande facilité et agrément de pilotage en l’air. La manœuvre à l’eau exceptionnellement aisée. Les performances en vol sont correctes. La vitesse de croisière est légèrement supérieure à 180 km/h, la distance franchissable passe de 800 km avec 4 personnes à 1200 km avec réservoir supplémentaire (deux personnes à bord). Par contre le décollage très long (franchissement des 20 m au bout de 1000 m en surpuissance) constitue un grave handicap.

 

Les essais de houle n’ont pas été faits au moment de la rédaction de ce rapport, toutefois l’appareil se comporte bien par clapotis de 40 cm environ accompagné d’un fort vent.

 

Les installations de bord sont correctes et moyennant de petites modifications peuvent convenir aux missions prévues. Par contre la qualité des instruments de pilotage (planches de bord LMT) est très mauvaise. La plupart de ces instruments sont inutilisables.

 

Pour la mission école, en dehors des servitudes d’entretien que peuvent amener de fréquents et pénibles décollages en surpuissance, on peut reprocher à l’appareil d’être peu adapté aux changements fréquents d’élèves, de posséder des qualités de manœuvre à l’eau anormalement bonnes pour un hydravion et enfin de n’être pas assez rustique pour un emploi intensif.

 

Par contre on peut retenir à son avantage la disposition côte à côte, le confort et les qualités de vol qui se rapprochent de celles d’un terrestre moderne.

 

Pour la mission liaison, l’appareil présente beaucoup de qualités, malheureusement, il supporte le handicap d’un décollage trop long, interdisant l’emploi de plans d’eaux restreints, ce défaut étant heureusement atténué par des qualités de manœuvrabilité au cours de décollage qui permettront d’utiliser des plans d’eaux non rectiligne. Sa vitesse est relativement faible pour un appareil de liaison (180 km/h) mais son rayon d’action très suffisant (800 km et 1200 km avec réservoir supplémentaire).

 

En conclusion, le SCAN 20 semble mieux adapté à la mission liaison qu’à la mission école pour laquelle il ne présente toutefois aucun vice rédhibitoire.

 

Marignane le 12 février 1947

 

Signé               LV Thabaud, chef de la section utilisateur

 

Ing en chef Quenin sous-directeur technique chef du service ESSAIS

 

Ing en chef Cambois Directeur du Centre d’Essais en Vol.

 

© Jacques Moulin 2012.

 

SCAN 20 n°02 à moteur Potez 8D. 

 

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SCAN 20 n°01 à Argenteuil 1945. 

 

© Jacques Moulin 2012.

 

(1)           Le CF. (H) Aragnol était le commandant de l’escadrille de réception et de convoyage de la Marine de 1949 à 1952.

(2)           Les essais du CEV ont été réalisés sur le prototype n°02 équipé de moteur Potez, cela pu modifier les résultats, le moteur Potez était bien mieux adapté à l’utilisation prévu.

 

 

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SCAN 20 n°01 à Argenteuil 1945.

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Caractéristiques générales

 

Type :                                     Hydravion a coque  d’école et de liaison.

Equipage:                               2 + 2 passagers

 

Dimensions

 

Longueur:                              11,70 m

Envergure:                            15 m

Hauteur:                                3,62 m

Surface alaire:                       32 m²

 

Masse

 

Poids à vide :                         1778 kg

Poids total en charge :           2500 kg

 

Motorisation:

 

Proto n°01 et série :              Un Béarn 6D de 325 ch.

Sur proto n°02 :                     Un Potez 8D de 320 ch ( ?) puis un Béarn.

Hélice :                                   Tripale Ratier à pas réglable en vol

 

Performances

 

Vitesse maximale:                  220 km/h

Vitesse de croisière :            200 km/h

Vitesse d’amerrissage :         80 km/h

Autonomie :                           1000 km

Plafond pratique :                  5000 m

Réservoir essence:                 445 litres soit 250 l dans les réservoirs latéraux, 115 l dans le réservoir du fuselage et 125 l dans un réservoir supplémentaire ( ?).

Réservoir d’huile :                 35 litres

 

Moteur Béarn  6D:

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Moteur Béarn 6D

 

 

 

Le moteur Béarn 6D était un 6 cylindres inversé, en ligne, refroidi par air. Il avait été conçu avant-guerre par l’ingénieur Chaumont (un ancien de la société SMRA, filiale de Renault-Aviation), pour la Société Mécanique du Béarn, (SMB). La SMB, qui était basée à Jurançon, était une filiale du consortium Brandt. La version 6D était dérivée du moteur Béarn 12 B de 850 ch (théorique) qui ne fut fabriqué qu’à 15 exemplaires.

 

Après-guerre la fabrication du moteur Béarn 6D avait été reprise par la SCEMM (Société de Construction et d’Exploitation de Matériels et de Moteurs) basée à Saint Etienne. Ce moteur peina pour être mis au point et il faut dire que les moteurs concurrents étaient eux bien au point, même s’ils étaient un peu moins puissants.

 

Les rares appareils prévus pour être équipés de ces moteurs n’eurent pas non plus beaucoup de succès, ce sont le SO-90A, le SE-700, ou le MB-30.

 

 

 

Caractéristiques du Béarn 6D

 

 

 

Moteur quatre temps 6 cylindres inversés à refroidissement par air à réducteur et compresseur centrifuge Béarn à roue élastique.

 

Alésage :                                            130 mm

 

Course :                                              135 mm

 

Cylindré totale :                                 10,75 litres

 

Rapport volumétrique :                      6,8 /l

 

Poids :                                                315 kg

 

Puissance au décollage :                     390 ch puis 425 ch (version 6D-13)

 

Puissance nominale au sol :                325 ch

 

Puissance à 2.300 m :                         350 ch

 

Puissance en croisière :                       230 ch.

 

Nombre construit :                             60 exemplaires.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bibliographie :

 

 

 

Bien peu de chose ont été publiée sur cet appareil, et ce qui est publié sur Wikipédia est sommaire et parfois erroné.

 

La seule publication sérieuse sur cet appareil a été publiée dans un numéro complet du Trait d’Union n° 123, de janvier 1989, dans lequel notre ami Patrick Vinot-Préfontaine essayait de raconter l’histoire oubliée de la SCAN. (Le « Trait d’Union » est le journal publié par la branche française d’Air-Britain).

 

Et aussi un petit livre sur les « Mémoires de la SCAN, les hydravions de Port-Neuf », récits et recueil de témoignages recueillis par le Comité de Quartier du Port-Neuf, publié en juin 2002.

 

Nous avons aussi utilisé les rapports du CEV sur le SCAN 20 du 4 juillet 1946 et du 12 février 1947.

 

 

 

  Photo-13-img387

    SCAN 20 n° 01 mateur Béarn 6D de 325 ch à Argenteuil 1945.

 

 

 

 

 

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Lundi 23 avril 2012 1 23 /04 /Avr /2012 11:33

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Le Breguet 890 H « Mercure »

 

© Jacques Moulin 2012

 

Br-890-H-img121-2

 

Le Breguet Br 890 Mercure était un projet d’avion de transport qui sorti en 1948, suite à deux marchés de prototypes.

Le premier était un avion civil, à l’époque les devises étaient rares et l’avion devait être équipé de moteur français, enfin d’un moteur construit en France, le Jumo 211 un moteur d’origine allemande construit par Arsenal, mais il ne semble pas que ce moteur n’ait jamais été fabriqué en série. Avec ce type de moteur, l’appareil se serait appelé Br 890J (J pour Jumo). Mais même avant le démarrage de la construction du prototype, l’impossibilité apparu rapidement d’utiliser ce type de moteur, et il fut décidé que le premier prototype serait équipé de deux moteur Bristol « Hercules » 739 de 2030 ch entrainant des hélices Rotol, (Le moteur Hercules devait être construit sous licence en France) et le prototype changea de nom pour devenir le Br 890H (H pour Hercules).

 

Photo-1-Br-890H Archives Rostaing

 Breguet Br 890H (Archives Rostaing).

     

 

Une autre version fut lancé en parallèle : le Breguet Br 892 qui était le même avion mais quadrimoteur équipés d’un autre type de propulseur : quatre moteurs Renault 12S donnant 500 ch chacun (Un moteur allemand lui aussi dérivé de l’Argus 411 TA produit en France par Renault) le deuxième prototype devint le Br 892 R (R comme Renault), évidemment la charge commercial et la vitesse était plus faible.

 

Photo-2-Br-890H Photo Musset, via Laurençot

 Breguet Br 890H (Photo Musset via Laurençot)

 

Le deuxième marché permis de développer un troisième prototype qui fut lancé par la suite, c’était une version militaire destiné à répondre au programme d’avion de transport militaire (programme n°2081/48 du 12/8/48) qui allait conduire à la construction puis a la commande du Nord 2501 Noratlas, la version proposée par Breguet fut le Breguet 891, bimoteur à moteur SNECMA 14R (ex moteur Gnome et Rhône 14 R) un moteur qui devait ( ?) donner 1600 ch et qui était très prometteur, mais en 1938, mais qui n’atteignit jamais les espoirs qu’il avait laissé entrevoir.

 

 Photo-3-Br-890H SLHADA File0992

 Breguet Br 890H (Archives SLHADA).

 

 

Une autre version aussi baptisé Br 893, fut prévue il, devait être équipés de quatre Turbopropulseur Armstrong-Siddeley Mamba II, étudié en 1949, cette version ne fut pas suivie.

Ces appareils tous extérieurement identiques, étaient tous métal, à aile cantilever et train tricycle rétractable.

Aucun de ces appareils ne fut construit en série, ils furent néanmoins construit en plusieurs prototypes volèrent :

-          Le prototype Br 890 H n°01, immatriculé F-WFRF. Premier vol le 5 avril 1950.

-          Le prototype Br 891 R n°01, immatriculé F-WFRB.

-          Le prototype Br 892 S n°01, immatriculé F-WFDO qui devint par la suite Br 890 H n°02 et il conserva son immatriculation F-WFDO

 

Photo-4-Br-891R-Gambu

 Breguet Br 890H (Archives SLHADA).

 

Ces trois appareils étaient très similaires, c’était des monoplans ailes hautes de construction entièrement métalliques, leurs voilure étaient dérivée de celle des Breguet 781/500 avec le même profil, mais avec une technique de fabrication différentes, et une envergure modifiée, cette voilure était équipées de dispositifs hypersustentateurs simplifiés, le bord d’attaque pouvaient être équipé de système de dégivrage, soit thermique, soit pneumatique.

 

Utilisation en AFN :

 

Ce fut les prototypes du bimoteur Br 890 H n° 01 ou/et 02 qui furent utilisé pour le transport de produit et de matériel vers les centre d’essais du Sahara, et notamment à Colomb-Bechar et Reggan probablement pour le compte du CEV ou ces avions avaient été affectés. Curieusement si nous avons pu obtenir la confirmation de cette utilisation, aucune photo de ces transports n’a été retrouvée, il est possible que le secret militaire à l’époque ait été très strict.

 

 

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    Breguet Br 891R (Archives Gambu).

Br-890-H-img121

 

 

 

Caractéristiques générales des Br 890H :

 

Envergure :                                          30,62 m

Longueur :                                            21,60 m

Surface alaire:                                                 101,20 m

Masse à vide équipé                            12040 kg

Masse totale au décollage :                 20000 kg

Charge commerciale :                           6210 kg

Motorisation:                                       2 Bristol Hercules 739 de 2030 ch.

 

Performances :

 

Vitesse maximale:                                 380 km/h

Vitesse de croisière:                            310 à 350 km/h à 1500m

Autonomie avec charge commerciale :   1.000 km

 

© Jacques Moulin 2012

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   Breguet Br 891R (Photo Yan Archives SLHADA).

 

 

Pour faire ce petit article nous avons utilisé l’article de notre regretté ami Jean Cuny publié dans le Trait d’Union n°42 de juillet 1975, et aussi divers textes écrits par Pierre Leyvastre (+) et Jean Cuny (+) sur le sujet.

 

 

 

 

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Jeudi 5 avril 2012 4 05 /04 /Avr /2012 14:53

 

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Les Breguet 730 et 731.

 

© Jacques Moulin 2012.

     

 

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Profile des Breguet 730

 

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Profile des Breguet 731

  Br730-c3 Bellatrix (2)

 

 

 

 

Profile mis à notre disposition gracieusement par Patrick Marchand.

 

http://profiles-galore.over-blog.com/article-26172483-6.html#anchorComment

 

La marine française avait diffusé en mai 1935 un programme pour un hydravion de patrouille maritime destiné à remplacer les Breguet 521 « Bizerte »qui étaient devenu obsolète.

La société Breguet, proposa un grand hydravion quadrimoteur le Breguet 730, en concurrence avec d’autres appareils qui étaient : le Latécoère 611, le Lioré et Olivier LeO H-440 et Potez-CAMS 141 « Antarès.

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  Le Breguet 730 n°01 "Vega"( Photo archives SLHADA).

 

Le premier prototype, le Br.730 n°01, était motorisé avec quatre Gnome et Rhône 14 N d’un modèle standard, les versions des moteurs montés sur le prototype ne sont pas connu avec certitude, les moteurs prévus mais non disponible était des 14 N 44 et N-45 de 1150 ch, il effectua son premier vol le 4 Avril 1938 au Havre. Il fut sérieusement endommagé le 16 Juillet 1938, lorsque qu'il tentait d'atterrir dans l'eau peu profonde.

Mais avant çà une commande de quatre appareils fut lancé, suivie par un contrat pour la production illimitée de cet appareil. Cette commande fut suspendu début 1940 la Marine s’étant rendu compte que l'attrition des avions de patrouille maritime était très faible. De toute façon l’armistice aurait arrêté la fabrication de ces appareils.

En avril 1941, les autorités de la Zone non occupée, demandèrent et obtinrent de la commission d’armistice l’autorisation de relancer certaines fabrications de matériels aéronautique  pour que Vichy ait les moyens de défendre « l’Empire Français ». En contrepartie, les usines françaises qui ne seraient pas concernées par ces commandes, travailleraient pour fournir des avions aux autorités allemandes essentiellement des appareils d’entrainement de liaison et de transport.

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Le Breguet Br 730 n° 2 "Sirius" photo archives SLHADA.

 

Cela débloqua une commande de 14 appareils Br 730 neufs, en deux commande une pour 6 et une autres pour 8 hydravions mais en même temps le prototype avait été terminé, avec le montage de sa voilure sur le fuselage de l’appareil n°1 de série et qui était stocké depuis début 1940, on en profita pour monter les moteurs prévu à l’ origine G&R 14 N 44 et N-45 de 1150 ch, qui n’étaient pas disponible en 1938, l’appareil fut renommé n°1.

La construction des autres appareils en commande continua cependant, mais avec la lenteur bien connue quand les usines travaillaient pour l’occupant, et probablement aussi à cause des problèmes d’approvisionnement obligatoire en temps de pénurie. La lenteur de ce travail avait aussi un certain intérêt, celui d’empêcher l’envoi en Allemagne du personnel de Breguet.

Onze coques avaient été construites à l’usine de Toulouse-Montaudran, quand un bombardement de la RAF le 6 avril 1944 en détruisit huit.

A la libération il ne restait donc que 3 coques et le prototype devenu Br730 n°1 qui avait été reconstruit à Berre.

Le Br 730 n°1 terminé début 1942, effectua quelques vols d’essais, peu nombreux par manque de carburant, et la difficile mise au point des moteurs, l’appareil n’avait pas encore été livrés à la Marine lorsque arriva novembre 1942, et l’invasion alliés en AFN qui entraina l’invasion de la zone sud par les allemands.

L’appareil resta dans un hangar inutilisé par l’occupant, en août 1944 les allemands en se retirant firent sauter le hangar où il se trouvait mais si deux appareils Latécoère furent détruit le Br 730 pu être récupéré en bon état et remis à l’eau.

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Détail de l'avant du "Vega" (Archives SLHADA).

 

A partir de décembre 1944 il effectua les essais officiels de réception, et fut livré en février 1945 à la flottille 9F Tr qui deviendra le 33 S. Ce premier appareils fut baptisé « Vega ».

Même si au départ le projet de Br 730 devait être armé, les appareil livré ne furent jamais armés, mais livré en version transport, jusqu’à sa destruction en janvier 1949.

Le Br 730 n°2 fut achevé à Biscarosse, ou il effectuera son premier vol le 14 juin 1946, il était tout à fait identique au n°1, il fut baptisé « Sirius », et affecté à la 33S où il effectuera le même travail que le n°1, jusqu’à sa destruction lors d’un accident en 1951.

Les deux coques disponibles furent achevées, mais les appareils qui en sortirent était différent des deux premiers appareils construit, l’avant fut redessiné, les ballonnets furent revus et agrandit et également munis de redans, mais les moteurs furent remplacé par des moteur G&R 14 R 200/201 de 1350 ch chacun au décollage, ceci permis d’augmenter le poids au décollage puisqu’il était porté à 35 tonnes.

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 Un des deux Breguet Br 761.

 

Le nouveau dessin de la coque et des ballonnets fut très soigneusement étudié aussi bien en aérodynamisme qu’en hydrodynamique dans des soufflerie et dans des bassin chargé des étude.

Les deux derniers appareils furent nommé « Bellatrix » et « Altaïr », le premier fit son premier vol le 2 septembre 1947, le second le 22 mars 1949 à Biscarosse, et évidemment ils rejoignirent leur prédécesseur à l’escadrille 33S à Saint-Mandrier (près de Toulon), ou ils servirent à la liaison et au transport à grande distance, notamment vers l’AFN, et ce, jusqu’en 1954.

Bien sur ces hydravions avaient besoin pour pouvoir être chargés et déchargés, d’hydrobase aménagée, ce qui n’était pas le cas partout, et les plans d’eau en dehors de la mer sont extrêmement rares en AFN.

Au moins un des deux appareils termina sa vie sur le parking de la base de Rochefort.

  img364

    Une mauvaise photo du Breget Br 761 "Altaïr" avec l'insigne de la 33 S

 

 

Aucun successeur ou dérivé de ces hydravions ne sorti plus des usines Breguet, mais la voilure du Br.730 fut utilisé pour d’autres projets ou réalisation, notamment les Breguet 760-767 (Deux ponts) qui utilisèrent une voilure de Br 730 à peine modifié.

img362  La fin d'un des deux Br761 à Rochefort, derrière au fond, un PBY Catalina.

 

bp000015.jpg        Un Br731 a l'acostage. (Archives SLHADA) 

 

Caractéristique

 

Dimensions des Br 730 et 731

 

Envergure :                                       40,36m

Longueur :                                         24,37m

Hauteur :                                            8,60m

Surface allaire :                                171,86m²

Allongement :                                  9,4

 

Performance des Br 760

 

Masse à vide :                                  16100kg

Masse en charge :                           28500kg

 

Moteur :             4 Gnome et Rhône 14 N-44 et 45 de 1150 ch

Hélice :                 Ratier

 

Vitesse Maxi :                                   330 km/h à 1500m

Vit. de croisière économique :      230 km/h

Temps de montée à 2000m :        13 mn (en charge)

Autonomie :                                     2500 km avec 4400kg de fret et /ou de passagers

 

Performance des Br 761

 

Masse à vide :                                  17056kg

Masse en charge :                           35000kg

 

Moteur :             4 Gnome et Rhône 14 R-200 et 201 de 1350 ch

Hélice :                 Ratier

 

Vitesse Maxi :                                  375 km/h à 1500m

Vit. de croisière économique :     250 km/h

Temps de montée à 2000m :        13 mn (en charge)

Autonomie :                                     2500 km avec 9000kg de fret et /ou de passagers

 

NB :Pour ce travail nous avons utilisé des documents tapuscrit d’origine Jean Cuny et Pierre Leyvastre qui ont servis pour leur livre sur les avions Breguet paru chez Docavia (que nous ne possédons pas).

 

Liste des appareils.

    Type                                   Nom    Premier vol                Observations

Br 730 n°01>puis 1         " Vega"         4/8/38               Détruit le 7/01/1949 lors d’un amerrissage forcé

               au large d’Arzew (Algérie), 2 morts.

Br 730 n°2                         " Sirius"       14/6/46              Détruit le 27/06/1951 à Port-Lyautey (Maroc),

                7 morts et 20 blessés.

Br 731 n°1                        "Bellatrix"    21/9/47

Br 731 n°2                         "Altaïr"        22/3/49

 File2858 (2)

 

 

 

 

 

 

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Dimanche 25 mars 2012 7 25 /03 /Mars /2012 10:49

 

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Piasecki-Vertol-Boeing  HUP-2

 

© Jacques Moulin 2012

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En 1945 les établissement Piasecki proposèrent, suite à une demande de la Navy pour un hélicoptère devant être utilisé sur les navire, un appareil à deux rotors mais un seul moteur en étoile situé à l’arrière de la machine, cet appareil devait pouvoir assurer des mission de surveillance, de sauvetage, et d’évacuation de blessés et éventuellement de liaison avec la terre.

L’appareil présenté et retenu fut le H-25 ʺMuleʺ / HUP ʺRetrieverʺ.

La Société Piasecki Helicopter de Morton, en Pennsylvanie, changea de nom en 1956 pour devenir d’abord Vertol Aircraft Corporation puis plus tard en 1960 elle fut absorbée par Boeing pour devenir Boeing-Vertol.

 

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  Un HUP de la Flotille 23S au posé sur un porte-avions. (DR)

 

 

Conception et développement

 

Le design a été le produit d'un concours organisé par la marine américaine en 1945 pour un compact utilitaire / sauvetage par hélicoptère pouvant opérer à partir des navires de la Marine, y compris les porte-avions, des cuirassés, et les croiseurs. Le prototype a été désigné par la Marine en tant que XHJP-1, et son premier vol eu lieu en Mars 1948. Il a été sélectionné par la marine pour une production en série, et désigné comme HUP-1, l’appareil est entré en service dans l’US Navy et dans l'US Marine Corps à partir de 1949.

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  Un HUP de la 58S se pose sur un terrain probablement en AFN. (DR)

 

Histoire opérationnelle

 

Les versions de l'HUP construits pour l'armée américaine ont été désignés H-25 ʺMuleʺ. Les deux rotors en tandem avaient la particularité de se chevaucher, ce type de configuration du rotor a été un des caractéristique des hélicoptères développés par Piasecki et qui a été utilisé par la suite lors de la conception des autres hélicoptères de la marque nous retrouverons ce système sur les H-21, HRB-1/CH-46, et CH-47.

Ces rotors étaient constitués chacun de trois pales, de 11 m, ces pales pouvaient être repliées pour faciliter son stockage dans les hangars des navires. Le HUP était mu par un seul moteur Continental R975-46, un moteur à piston en étoile refroidit par air d’une puissance au décollage de 550 ch.

Cet hélicoptère devait servir à porter secours, sans l’assistance de l'équipage des navires, aux personnes se retrouvant accidentellement à la mer, notamment les pilotes et équipage des avions basés sur porte-avions et qui pouvaient se retrouver à l’eau lors des appontages ou des décollages.

Pour cela l’appareil était pourvu d’une porte utilisable après pliage le siège du copilote avant, ouverture à travers laquelle une sangle de sauvetage pourrait être abaissé à partir d’un treuil situé au plafond de l’appareil. Mais pour ces opérations le copilote ne pouvant pas intervenir sur les commandes, l’appareil fut donc le premier hélicoptère jamais équipé d’un système de pilotage automatique.

Photo-3-img033

 Un HUP en cours de récupération de charge sur un Croiseur. Remarquez que le treuil est au centre de l'appareil et non à l'extérieur sur les portes comme cela se fait maintenant (DR)

 

 

L'HUP a été produite pour la Marine US et le Marine Corps en plusieurs versions: HUP-1, -2 et -3. En plus de ceux livrés à la Marine et à l'Armée US les l'HUP / H-25 furent également livrés aux marines canadienne et française. Un total de 339 appareils fut fabriqué au cours des 20 ans de carrière de l'appareil.

Photo-4-img034

  Un HUP de la 23 S au posé sur un terrain probablmenet en Algérie. 5DR)

 

Variantes:

 

HUP-1 HUP-1 : était un hélicoptère de transport utilitaire, de recherche et sauvetage pour la marine américaine, alimenté par un moteur d’avion en étoile le Continental R-975-34 de 525 ch et équipé de treuil situé au centre de l’appareil..

HUP-2 HUP-2 : Appareil pratiquement identique mais en version améliorée, propulsé par une version plus puissante du moteur un Continental R-975-46 de 550 ch, et équipé d’un pilote automatique.

HUP-2S HUP-2S : Cette désignation a été donnée à 12 HUP-2 équipés pour la lutte anti-sous-marine avec un système de sonar qu’il était possible d’immergés ce qui augmentait les possibilités de détection.

HUP-3 HUP-3 : cette version était la version de transport du HUP-2 destiné au transport utilitaire pour la Marine américaine, alimenté par un Continental R-975-46A.

 

H-25A ʺMuleʺ la version pour l’Armée américaines.

  Photo-5-img039

 

 

 

Utilisation par la Marine Française :

 

Le le Piasecki HUP-2 fut le premier hélicoptère de la Marine nationale, ceci se fit un peu par hasard, en effet en 1951, la Marine utilisera lors des essais de son porte-avions « La Fayette » livrés par les Etats-Unis un HUP-2 piloté par des Américains pour ses opérations de sauvetage et de sauvegarde créant ainsi la fonction de "Pédro" dans la Marine Nationale.

Par la suite la France utilisa 19 HUP-2 qui furent livrés pour nos porte-avions en 1953, ces appareils étaient prévu pour le sauvetage uniquement (mission « Pedro »), d’ailleurs les utilisateurs se plaignirent pendant toute sa carrière du manque de puissance notamment quand il fallait remonter un pilote tombé à la mer.

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 Un HUP de la 23S au posé sur un porte-avions. (DR)

 

Les HUP-2 seront remplacés à partir de 1961 par des Alouette II, les derniers appareils aux couleurs françaises seront retirés du service en 1964.

Certains de ces appareils seront à diverses occasions vues sur les BAN en Algérie ou au Maroc, lors des escales des Porte-Avions.

Les Flottille qui en furent équipés étaient : les 10 S, 20 S, 23 S, et 58 S.

Anecdote : bon nombre des machines que possédait la marine furent détruites à la hache en 1967 sur le parking sud de la BAN Saint-Mandrier.

 

© Jacques Moulin 2011.

 

 

Une étude sur ces appareils a été publié par Jean Pierre Dubois dans le TU n°24 de juillet 1972.

 

 

Caractéristiques techniques du HUP-2 :

 

Diamètre des rotors :                                     10.67 m

Longueur du fuselage :                                  9.70 m

Hauteur hors tout :                                        4.01 m

Moteur :                                  Continental R-975-42 à 7 cylindres en étoile de 550 ch.

Masse à vide :                                                1782 kg

Masse maximal au décollage :                       2608 kg

Vitesse de croisière :                                      129 km/h

Autonomie :                                                   547 km

 

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Dimanche 26 février 2012 7 26 /02 /Fév /2012 11:04

Cessna UC78 /AT-17 ʺBobcatʺ.

© Jacques MOULIN 2012.  

bobcat PL 1 

 

Profiles mis à notre disposition gracieusement par Patrick Marchand.

 

http://profiles-galore.over-blog.com/article-26172483-6.html#anchorComment

 

Les « Bobcat » n’ont pas vraiment été utilisé pendant la guerre d’Algérie, mais certains ont pu être aperçu au Maroc ou une bonne partie de ces appareils a été utilisé, jusqu’au début de 1954 dans leurs versions militaires. Ces avions ont été utilisés aussi bien par l’Armée de l’Air que par l’Aéronautique Navale pour le transport léger ou pour l’entrainement, jusqu’au début des années 50 les derniers quittant officiellement le service dans les années 1952/53.

 

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    Un UC 78 (437370) de la Marine basé sur le terrain de Port-Lyautey au Maroc vers 1950 (Archives Jacques Moulin).

     

Le Cessna T.50 était un avion civil conçu par Clyde Cessna et dont les études dataient de 1937. C’était une machine moderne pour l’époque destiné au grand tourisme au petit transport ou au transport de passagers à la demande. Il était capable de parcourir plus de 1200 km à une vitesse de croisière supérieure à 250 km/h, le T-50 avait effectué son premier vol en décembre 1939, mais devant l’arrivé de la guerre l’appareil fut militarisé et son dérivé militaire était le Cessna AT-17 Bobcat c’était un bimoteur d'entraînement conçus et fabriqués pour combler le fossé entre les monomoteurs formateurs et des avions de combat bimoteur. L'AT-17 a été motorisé par deux Jacobs R-755-9 des moteurs à piston en étoile refroidit par air.

Le Bobcat était constitué à partir d'une structure de section rectangulaire en tubes d'acier habillée d'un cadre en bois léger et recouverte de panneaux de contre-plaqué et de sections en aluminium au niveau du nez et de la partie arrière. La cabine qui comportait deux sièges côte à côte pour les pilotes, une banquette latérale et un siège pour les passagers était accessible par une porte latérale côté gauche. Le poste de pilotage était éclairé par des vitres latérales et de toit, les ailes étaient en bois entoilé ainsi que les volets de direction et de profondeur. Le train doté d'amortisseurs Bendix se rétractait vers l'arrière dans les nacelles moteur, mais les roues dépassaient de leur logement en position rentrée de manière à offrir une protection en cas d'atterrissage train non sorti.

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 Un UC 78 de l’Armée de l’Air. (DR)

Le T-50 fut aussi utilisé par les Canadiens sous désignation « Crane », versions Mk. 1 et Mk. 1A dotées de moteurs Jacobs utilisé à plus de 825 exemplaires. Employé dans le cadre du British Commonwealth Air Training Plan signé en septembre 1939 entre la Grande Bretagne, le Canada, la Nouvelle Zélande et l'Australie pour assurer une formation homogène aux pilotes et équipages du Commonwealth.

Le Bobcat fut construit à plus de 5400 exemplaires, dont une grande partie était destinée à un usage militaire. En août 2009, les registres de la FAA récapitulaient encore 378 T-50, 10 AT-17 et 30 UC-78s encore immatriculé par la FAA. Cependant, tous ces avions même s’ils sont encore enregistrés ne sont pas tous en état de vol.

A la fin de la Guerre, ces machines furent largement vendues à des clients civils et militaires (l'Armée de l'Air reçu des AT-17 et UC-78 qui restèrent en service jusqu'en 1953/54).

Donc à partir de 1943, une cinquantaine de ces appareils ont été affectés à la France et affecté aux unités suivante : SEAL, Groupe de transport (GT) 2/15,  Ecole de Kasba-Tadla (Maroc) ou ils sont attestés début 1944. Mais certains ont aussi été affecté à l’Aéronautique Navale, parfois les même appareils ont été successivement dans l’AA puis dans la Marine et vice-versa.

Les quantités connues comme étant en compte dans l’aéronautique militaire sont : 95 reçus en 1944, 58 toujours en compte en 1947, 37 en 1950.

En France, un Cessna UC 78 Bobcat serial 5253 a été récupéré (en Belgique) par le GPPA d'Angers, il est destiné à voler de nouveau, le GPPA assure en France, une bonne partie de la restauration et du maintien en état de vol du patrimoine aéronautique, mais cet appareil ne provient pas de l’aéronautique militaire française, mais d’une origine civile belge.

 

img463.jpg

 Un UC 78 de l’Armée de l’Air serial 331 952. (DR)

 

 img464.jpg

 Un UC 78 de l’Armée de l’Air sérial 331953. (DR)

 

Quelques photos du poste de pilotage des Cessna "Bobcat (extraits de la notice)

Photo-3-img059Photo-4-img060 

Photo-5-img069 

Photo-6-img070

 

 

Caractéristiques générales

 

Equipage:                                           cinq

Longueur:                                           9,98 m

Envergure :                                         12,78 m

Hauteur:                                             3,02 m

Surface alaire:                                    27.41 m²

Masse à vide :                                    1588 kg

Masse en charge:                                2585 kg

Masse max au décollage                    2755 kg

Motorisation :                         2 x Jacobs R-755 – 9 L-4 à 7 cylindres en étoiles refroidi par air

Puissance :                                         225 à 245 ch.

 

Performances

 

Vitesse maximale :                             314 km/h

Vitesse de croisière :                         282 km/h

Distance franchissable :                     1207 km

Plafond pratique :                               6705 m

 

 

© Jacques MOULIN 2012.

 

 

Moteur Jacobs R-755

 

Type:                                      R-755 / L-4

Fabricant:                               Jacobs Aircraft Engine Company

 

Généralités : Le Jacobs R-755 (désignation de la société L-4) était un moteur à sept cylindres en simple étoiles, refroidi par air.

Conception et développement :

 

Le moteur Jacobs R-755 qui a tourné pour la première fois en 1933 était encore en production dans diverses versions jusque dans les années 70.

Avec un alésage de 133 mm  et une course de 127 mm, la cylindré était de 12,4 L, la puissance varie de 200 ch à 350 ch (150 kW-260 kW). Le moteur était équipé de cylindres en acier avec des têtes de cylindres en alliage d'aluminium. Une variante R-755E a été développée pour une utilisation sur les hélicoptères légers.

Caractéristiques générales.

 

Type:                                       7-cylindres refroidi par air à moteur à piston en étoile.

Alésage :                                 133 mm

Course :                                  127 mm

Cylindré :                                12,4 L

Longueur :                              692 mm

Diamètre :                               1188 mm

Masse à sec :                           229 kg

Système de soupape :             2 soupapes par cylindre, poussoirs-actionné, refroidi au sodium soupapes d'échappement

Système de carburateur :        Stromberg NA-R7A

Type de carburant :                73 d'octane

Système d'huile :                    Une pompe à pression, deux pompes de récupération

Système de refroidissement : refroidissement par air

Réducteur :                            Entraînement direct.

Puissance:                               245 ch à 2200 t/mn au niveau de la mer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Lundi 20 février 2012 1 20 /02 /Fév /2012 11:34

File7595 WEB

Photos des bases Aériennes du Maroc et de Tunisie.

 

 

Nous les avons séparées des bases algériennes pour des questions de place.

 

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MAROC

 

 

AGADIR - Robert (Maroc).

Aéronautique navale

 

Nous n’avons pas réussi à trouver les raisons de l’appellation du terrain Agadir Robert.

 

1949_BAN_Agadir_WEB-copie-2.jpg 

Base aéronavale d’Agadir 1949. Photo origine JC Laffrat.

 

Carte_IGN_1958_WEB-copie-1.jpg 

Carte d'Agadir-Robert 1958 origine JC Laffrat.

 

CASABLANCA

 

Casablanca--2-.jpgCasablanca à une date inconnues peut être pendant la guerre. 

 

 

 

MARRAKECH (Maroc) (BE 707).

Marrakech_vue_generale-copie-1.jpg 

Les_dortoirs.jpg 

 

Vue générale de la BA de Marrakech (Photo  Pierre Fernand Lacroix).

Marrakech-2--2-.jpgPlan du terrain de Marrakech en 1946. 

 

 

 

Meknès

 

 

 

 

Meknes.JPG

Plan  du terrain de Meknès en 1946 

 

 

Base de ZIDI-Zouine.

 

Cette base était une annexe des écoles du Maroc, ou les avions se rendaient pour des exercices d'entrainement.

 

  Sidi Zouine 01

 

Sidi Zouine 02 

Sidi Zouine 03 - le borj 

  Sidi Zouine 04 - le parking

****************************************************************

 

TUNISIE

 

******************* 

Bizerte Sidi Hamed. (Tunisie) (BA 156).

 

Bizerte-Sidi_Hamed1.jpg 

Photo Pierre Fernand Lacroix.

 

Bizerte-19-07-61__18h30_GO.jpg 

Photo Pierre Fernand Lacroix.

Bizerte-19-07-61_CONTACT.jpgL'attaque de Bizerte en 1961.   Photo Pierre Fernand Lacroix.

 

  Redjas-el-Ferada_bon-copie-1.jpg

    Photo Pierre Fernand Lacroix.

 

Bizerte Sidi-Ahmed vu approximativement dans le sens Nord>Sud (quasiment à l'opposé de la précédente) avec en fond le Garaet Ichkeul et le djebel du même nom. (C) J.P. Bonora.)

 

lacBizerteouestweb--2-.jpg 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Lundi 20 février 2012 1 20 /02 /Fév /2012 10:38

File7595 WEB 

 

Photos des bases Aériennes d’Algérie !

 

Cette page remplace l'ancienne pour des raisons de place, nous avons séparé les bases algériennes des autres du Maroc et de Tunisie.

 

Nous avons récupérés diverses photos des bases et terrains d'aviation en AFN, nous les publions ci dessous.

Nous avons besoin de vous pour compléter ce travail, nous sommes prêts à modifier les légendes des photos suivant vos observations. Pour cela, nous recherchons d’autres photos représentant les divers terrains avec leur localisation les plus exactes possible ainsi aussi que les unités aériennes basées sur ces terrains.

 

File5619ter_WEB.jpg

 

AFLOU (DTTT N°?)  

Aflou WEB 

Aflou 1959

  Aflou 1959 (Photo Michel Ouvrieu).

 

Ain Sefra.

AERODROME AIN SEFRA

 

(C) Sylvain Forge.

 

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ALGER- Maison Blanche (BA-149).

 

BA_149-2-Alger.jpgBA_149Alger.jpgPhotos DR 

img309.jpg

Photo de l'AIA d'Alger-Maison Blanche (DR) 

File5610_WEB.jpg

 

Photo Doucelin

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BATNA - BA 143.

(Sud constantinois)

 

1-Batna_WEB.jpg

Vue générale, on voit des T6 et un Broussard  (Photo Bonnassieux).

 

2-Batna_WEB.jpg

Vue générale, lors d'une prise d'arme  (Photo Bonnassieux).

 

BATNA-tarmac_h-licos.jpg

 

Une autre vue de la base de Batna (Photo Pierre Fernand Lacroix).

 

Observations sur cette photo aérienne de la base de Batna :

 

Je peux  préciser que le Douglas DC en premier plan, est un avion civil soit "AIR FRANCE" ou "AIR ALGÉRIE" compagnies qui desservaient  la ville de Batna à tour de rôle 2 fois par semaine.

Que la partie haute de la photo a hauteur des (hélicos Sikorski) fait partie de l’ALAT, (aviation légère de l'armée de terre) composé de "Piper" (pour l'observation) et d’hélico, pour les opérations Aéroportées et les missions médicales. Je la situe courant  60/61. Il y a des bâtiments nouveau par rapport mon souvenir  "les tentes" (dortoir de la troupe) on été remplacées par des "Sarrade Galtier" en dur qui n'existaient  pas en 1959. La route en premier plan c'est la route dite "de Biskra." en remontant c'est Batna on remarquera que les arbres du bord de cette route ne sont pas encore poussés les bâtiments préfabriqués (blanc) en ligne avec la tour, sont les locaux de la météo les 3  grands bâtiments blanc derrière le hangar sont respectivement le commandement de la base les 2 autres les  quartiers des officiers et sous officiers,  le mess et le foyer suivi par la cantine, sont les deux bâtiments de même facture en prolongement à l'arrière des tentes Sarrade.

Les T6G  avec le fameux Brousard  en début de ligne, sont sur le tarmac, normalement il y en a 12 mais en réalité il y en as toujours 2 ou trois en révisions de maintenance dans le hangar à savoir que la révision des 1000 heures ce faisait sur place et les 10 000 heures en France les T6 y allaient  par leur propres moyens  via 2 escales  Bonn et la Corse le terminus étant Orange Carita. 

Détail tentes SARRADE  « LES DORTOIRS DE LA TROUPE » remplacées sur votre photo par le grand bâtiment en longueur à droite le mess et le foyer.

© Michel Bonnaire 

 

Je suis d'accord avec le texte ci dessus concernant la 3eme photo de la base de Batna, on voit en bas les niches de la section cynophile mais quand je suis parti en mai 1960 nous étions encore sous la tente.

© J. Bonnassieux

 

Un autre commentaire d'un visiteur:

 

Bonjour, le commentaire concernant la base de Batna n'est pas exact. Cette base était sous la responsabilité de l'Armée de l'Air. En 60/61 une escadrille de T28 y était stationnée. Les Syko H34, en détachement appartenaient à la 22 EH d'Oran commandée par le Cl Felix Brunet. J’étais Lt à l'époque et je commandais le détachement H 34. Je n'étais pas présent lors de la "corrida" visible sur la photo. S’il y a un Piper de l'ALAT, c'est de passage, à l'occasion d'une opération.

© Chevillot.

 

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BERROUAGHIA

 

File5525_WEB.jpg

  Terrain de BERROUAGHIA, vu du coté piste (Photo origine Chauduc).

 

File5526_WEB.jpg 

    Une autre photo prise de l'autre coté du terrain de BERROUAGHIA (Sud d'Alger) (Photo origine Chauduc).

 

Le terrain de Berrouaghia (1,5 km est de la ville) se situe dans le département de Médéa. Altitude 938 m. Piste de 1130 m x 30 m, 110° - 290°, probablement couverte en PSP pour une partie. Une base ALAT certainement.

L'EALA 15/72 l'a utilisé en février 58, la 13/72 en mars/avril de la même année; de décembre 58 à janvier 59 un détachement de quatre Alouette II de l'EHL 5/57.

Lors d’une liaison opérationnelle, un T-6 de la 13/72 en fin d’atterrissage heurte du plan droit une brouette oubliée en bordure immédiate de la piste par une équipe du Génie occupée à la réfection du terrain. Ne s’étant aperçu de rien, il effectue un demi tour pour remonter la bande et heurte à nouveau, cette fois du plan gauche, la brouette projetée sur la piste à la suite du premier choc.

Un MH 1521 de l'ELO 2/45 y a fait un atterrissage forcé le 31/12/58.

© Alain Crosnier 2008.

 

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Biskra

 

 

 

Biskra.JPG

 

Terrain de Biskra en 1946 

 

 

 

 

 

 

Blida - BA 140.

 

File5613_WEB.jpg 

(Prise probablement de la tour de contrôle on voit des Flamand et des Noratlas). Photo Paul Boucher.

C’est avec certitude, BLIDA, on y voit les  MD315 du GOM 86 et  les NORD 2501 de l'ANJOU. (C) Gilbert Millas.

 

 

File1126_WEB.jpg 

Base de Blida (probablement en 1961(?) Dassault 315/312/311 Flamant du GOM 86, et Nord 2501 du GT "Anjou".  (Identification Pierre Courrier).

 

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BONE  Les Salines (BA 213).

 

 

Bone les Salines

 

Le terrain de Bone les Salines en 1946

 

 

B-ne-base1reduit.jpg 

Le terrain de Bône (photo Pierre Fernand Lacroix).

 

B-ne-base2reduit.jpg 

Le terrain de Bône les installations (photo Pierre Fernand Lacroix).

 

B-ne-base3reduit.jpg 

Le terrain de Bône  avec une belle ligné de "Skyraider». (Photo Pierre Fernand Lacroix).

 

B-ne-base4.reduit.jpg 

Le terrain de Bône  avec une belle ligné de A/B 26 "Invader». (Photo Pierre Fernand Lacroix).

 

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BOUGIE

BOUGIEAP.jpgBOUGIEPL-copie-1.jpgBOUGIE_60-copie-1.jpg 

BOUGIE_-copie-1.jpg    Photos des années 60. Origine Pierre Binet

 

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BOUFARIK - BA 142

 

Boufarick.JPG

Plan du terrain de Boufarick en 1946.

 

Vue_arienne_de-la-B.A._142-Boufarik.jpg

Base de Boufarik en 1958/59.  (Photo Jean Berniau).

 

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Bou-Saada.

 

Bou-Saada est une oasis situé au début du Sahara, Bou-Saada signifierait "Cité du Bonheur"...

 

Bou-Saada janvier 1958

Une petite dizaine de T6 G sur le terrain de Bou-Saada en janvier 1958, photo, prise certainement le soir. (Archive  Marcel Fluet)

 

 

COLOMB-BECHAR

 

image118.jpg

 

 

image119.jpg

 

 image120.jpg

 

 

 

DJIDJELLI 

 

Djidjelli-_detachement_10-meDP--2-.jpgPhoto Pierre Fernand Lacroix .

 

***********************************************************************************************

 

EL-OUED GUEMAR. (DTO 39/540 et SRC).

 

 

 

 

img275.jpg

 

File0020.JPG

El Oued Guémar vue générale (Photo Ch. Faure). 

 007-Parking--tour-de-contr---le-.jpg

 

El Oued, vu du parking et de la tour (photo Ch. Faure) 

  008-Place-d-Armes-.jpg

El Oued Guemar la place d'Arme. (Photo Ch. Faure) .

 

*********************************************************************

Fort Flatters

D.T.O. 48/540

Base saharienne a 600 km au sud de Ouargla.

 

 

 

ff-dto-48540_Fort-Flatters.jpg

Vue de la DTO 48/540 de Fort Flatters (photo Michel Paulmier). 

 

 

 

Vous pouvez retrouver un site avec des témoignages et beaucoup de photos sur ce terrain.

 

http://www.fort-flatters.com/index2.htm

 

 

 

********************************************************************************************************************************************************* 

Fort Thiriet

 

Précision sur son lieu géographique:
Fort Thiriet, 12km Ouest-Nord-Ouest de GHADAMES .Grand erg oriental.

 

Le nom de Fort-Thiriet est selon toute vraisemblance un hommage au colonel R. Thiriet, Commandant du Territoire militaire des Oasis sahariennes, mort à Tripoli d'Afrique le 21 novembre 1956 où il représentait l'Algérie au sein de la Commission de délimitation de la frontière Saharo-Libyenne.

"(...) Passionné de Préhistoire, il avait publié en collaboration avec le Dr Marchand, plusieurs notes sur le Néolithique saharien. Au bout de 30 années de Sahara, il avait réuni une collection d'une qualité exceptionnelle. Cet ensemble vient d'être donné, selon sa volonté, au Musée du Bardo.(...)"

Extraits du bulletin de la société préhistorique française, n° 54 de 1957 – © Gilbert Neel.

 

Fort-Thiriet_vu_de_haut.jpg 

Photo Pierre Fernand Lacroix

 

Fort-thiriet_WEB.jpg 

Photo Pierre Fernand Lacroix.

 

Fort-thiriet61_WEB.jpg 

Photo Pierre Fernand Lacroix.

************* 

HASSI MESSAOUD.(S.R.C. 25/953).

 

Hassi_Messaoud_-2-.jpg 

Base de Hassi Messaoud 1958. (Photo Jean Berniau).

img277.jpg 

 

*********************************

LAGHOUAT ---DTO 37/540.

(Oasis du sud Algérien).

 

Laghouat.jpg 

Laghouat - DTO 37/540 - véritable base, piste en dur, etc., extrême nord du Sahara (centre), juste au pied de l'Atlas. Base de Laghouat (Photo Jean Berniau).

 

 

MOSTAGANEM 

 

T6-AUPARKING-de-Mostaganem-Sylvain-Forges.jpg

T6 sur le parking de Mostaganem (Photo Pierre Fernand Lacroix) 

 

 

 

Oran la Sénia - BA 141.

 

docu0015.jpg 

Vue aérienne de la Base d'Oran la Senia, prise avec un appareil photo K 22. (Photo René Fronteau).

 

Oued Hamimine

(Constantine).

 

Oued-Hamimin-2-bis.jpg     

Photo Gerard Lambert.

  img273_Oued-Hamimine.jpg  

 

 

Redjas el Ferada.

 

 Redjas_el_Ferada-vue_a-rienne1-copie-2.jpg    

REDJAS-base2.jpg 

Le terrain de Redjas el Ferada  à l'ouest de Constantine près de Mila (Photos Pierre Fernand Lacroix).

 

Un site existe sur la région de Redjas, qui semble crée par un habitant actuel, mais il parle aussi des avions et il y a quelques photos a voir:

 

http://azzouz23656.e-monsite.com/accueil.html

    img274-Redjas 

*********************************************

 

La REGHAÏA (BA 146).

_Base_LA_REGHAIA_.jpg 

    L'aérodrome de la Réghaïa est en bord de Mer que l'on voit au second plan. Donc la base était assez loin de la ville du même nom.  (Photo Pierre Fernand Lacroix).

 

  File5612_WEB.jpg

Deuxième photo (T6 G, H 34, Flamand et DC 3). (Photo Paul Boucher). Je penche pour LA REGHAIA, à confirmer... Gilbert MILLAS

 

SETIF -Ain Arnat (BA 144)

(Puis Base ALAT 101).

 

La base de Sétif Ain-Arnat, était une base ALAT qui était la Base d'attache du GH 2.

 

bp000536 (2) 

Remarquez le grand nombre d'hélicoptère H 21 présent sur ce terrain (au moins 14) 

 

Setif-AinArnat.jpg

Le même terrain en 2010 (Image Google ) 

 

SIDI BEL ABBES

(Base ALAT).

 

F00133-Sidi-bel-Abb-s.jpg

Base de Sidi-Bel-Abbès (Photo F Chopin).

 

F00138-Sidi-b-APhoto_Choppin--2-.jpg

La tour de Sidi Bel Abbès (Photo F. Chopin).

 

Sidi-bel-Abb-s-zoneALAT_WEB.jpg

Partie ALAT de la base,  année 61/62.

 

************************************************* 

TEBESSA DTO 36/540.

 

 

 

 

************************************************** 

TELERGMA - BAO 211 

"Pierre Le Gloan"

(Constantinois).

 

Nota: Etrangement le nom de Telergma, n'est ni un nom de lieu, ni celui de la ville , mais  viens de "Téléradiogoniométrie à réference magnetique"

 

 

File5577_WEB.jpg 

Panneau signalant l'entrée de la Base de Telergma.

 

img272-Telergma.jpg     

 

 

THIERSVILLE.

(ex Base Aéronautique Navale).

 

 

Tiersville.JPG

 

Plan du terrain de Thiersville en 1946.

 

1945_Thiersville.jpg 

Vue aérienne du terrain  (photo X origine JC LAFFRAT DR )

 

Photo_030.jpg 

Autre vue sous le même angle du terrain de Thiersville.(Archives Crosnier)

A mon arrivée, en novembre 1957, trois escadrilles cohabitaient sur cette ancienne base de l’Aéronavale : l' E.A.L.A 6/72, équipée de T-6, la plus ancienne sur la base. L' E.A.L.A 14/72, équipée également de T-6, et l' E.L.O  3/45 équipée de deux Morane 500, puis d'un Broussard. En mars 1958, la 6/72 a déménagé pour s'installer à Kenchela car les opérations s'intensifiaient le long de la frontière tunisienne et la 3/45 a également quitté le terrain, pour Sidi Bel Abbès je crois ?  La 14/72 couvrait alors une zone immense qui s'étendait sur tout le sud oranais, de la plaine d'Oran aux hauts plateaux situés au sud de Saîda, avec la région du Chott Chergui, jusqu'au massif de l'Ouarsenis, Tiaret et Aflou à l'est.

Le terrain, installé le long de la route Mascara -Saïda, comportait deux pistes, l'une de mille mètres, goudronnée, orientée en gros est - ouest, et l'autre, presque perpendiculaire, un peu plus longue, en terre.

Il y avait une tour de contrôle montée sur un G.M.C et deux camions de pompiers. Les installations étaient réparties sur trois sites. La base avec les bâtiments administratifs et un hangar en dur, puis le long de la route en direction de Thiersville, à 500 mètres à droite, le mess et le quartiers des Officiers, puis 500 mètres plus loin, le mess et le quartier des sous- officiers et hommes de troupe. Le village de Thiersville se trouvait à deux kilomètres de la base.

© Pierre Binet.

 

    TIZI-OUZOU (DTO 16/540) 

 

File5611_WEB.jpg 

T6 et  Broussard sur le terrain de Tizi Ouzou (Identification Cyril Defever) . Photo Paul Boucher.

 

Base à Identifier

 

 

    File5614_WEB.jpg

 

 

Photo d’un terrain inconnu (T6 et Alouette II) . Photo Mangerais.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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  • aviation aerophile
  • Déjà ancien dans l'histoire de l'Aviation, j'ai écrit de nombreux article dans diverses revues depuis 1968 et publié trois livres, un sur les autogires, un sur le Loire 45/46 et un sur le Bloch 174 ces deux derniers livres sont épuisés).

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